Le Programme des Nations Unies pour l'environnement a soutenu dans un rapport publié mardi que les gouvernements du monde se doivent d'intégrer dans leurs législations des mesures de préservation des réserves d'eau douce.
Selon les experts du PNUE, environ 1,8 million d'enfants de moins de cinq ans meurent annuellement de maladies diarrhéiques, comme le choléra, la typhoïde et la dysenterie, étant causées par le manque d'eau potable et d'infrastructures d'assainissements adéquates.
«Atteindre un meilleur équilibre entre les hommes et l'environnement nécessite la mise en place de nouvelles législations et de nouveaux outils» soutient notamment un des auteurs du rapport, Gabriel Eckstein.
Le rapport stipule entre autres qu'il y augmentation de la compétition entre la croissance rapide de la population mondiale et les espèces ainsi que les écosystèmes. Cette croissance fait que la population mondiale a besoin de plus d'eau pour boire, pour l'assainissement, la production agricole et le développement économique, alors que les espèces et les écosystèmes ont besoin d'eau pour survivre.
Le rapport ajoute que s'il n'y a pas une action prochaine et rapide des gouvernements en ce qui concerne la législation de l'eau douce, 135 millions de décès évitables pourraient survenir d'ici 2020. Selon le PNUE, 27% de la faune d'eau douce est menacée d'extinction en Amérique du Nord, .
Certains exemples peuvent par contre être suivis. Les experts du PNUE évoquent entre autres les cas des législations de l'Australie ou du Paraguay, qui permettent l'atteinte d'un équilibre entre les besoins en eau des hommes et la protection de l'environnement.
Le rapport s'intitule «Verdir la législation sur l'eau» et est disponible sur le site du PNUE, mais seulement en anglais.
par Olivier Caron