Dimanche, les citoyens de Dunham, en Montérégie, ont manifesté contre le projet d'inversion du flux de l'oléoduc qui passe dans la région.
Une centaine de manifestants se sont réunis hier dans cette municipalité pour protester. Des résidents des secteurs que le projet longerait estiment que ce dernier n'est pas sécuritaire, notamment en raison de risques de bris et de déversement éventuel dans une région reconnue pour son patrimoine agrotouristique.
Une pétition avait circulé lors des derniers mois concernant le renversement du flux de pétrole dans l'oléoduc Montréal-Portland, demandant notamment que le BAPE se penche sur la question.
Outre, les risques de bris et de déversement, les responsables de la démarche soutenaient entre autres que le Québec n'a aucun intérêt stratégique ou énergétique à faire circuler du pétrole en provenance des sables bitumineux de l'Alberta et que la construction de stations de pompage risque d'augmenter les nuisances créées par l'inversion du flot. Ils soutenaient aussi que le pompage augmenterait la pression différentielle dans des vieux tuyaux, ce qui multipliera les risques d'accidents.
En entrevue avec La Presse lundi, le porte-parole de Pipe-lines Montréal, Guy Robitaille, répond à certains questionnements des détracteurs du projet. Il soutient notamment que ceux qui disent qu'il y aurait de la surpression sont dans l'erreur et que les pressions autorisées ne seront pas dépassées. Il ajoute que le projet de Pipe-lines Montréal n'est pas Trailbreaker, et que même si les conduites sont d'un certain âge, cela n'augmente pas les risques de fuite en raison de leur bonne condition.
par Olivier Caron