L'auteur-compositeur-interprète Richard Desjardins dénonce l'entente annoncée plus tôt cette semaine entre des entreprises de l'industrie forestière et des groupes environnementaux.
Lors d'un entretien avec La Presse, Richard Desjardins affirme que la question n'est absolument pas réglée avec cette entente, tout en disant regretter avoir été mis à l'écart du processus.
Selon l'artiste à qui l'on doit le documentaire «L'erreur boréale» et qui a cofondé l'Action boréale, l'entente est aussi discutable en raison du fait que ni les autochtones, les groupes locaux et le gouvernement provincial n'ont été consultés. Il accuse aussi les groupes internationaux environnementaux d'être devenus des «Walmart écologiques».
Il note aussi que plusieurs groupes forestiers ne sont pas concernés par l'entente, car ils ne font pas partie de l'Association des produits forestiers du Canada.
Richard Desjardins affirme aussi vouloir continuer de s'impliquer dans la cause de la protection des forêts.
Par ailleurs, Le Devoir publie un article jeudi où l'Action boréale dénonce aussi l'entente. Le président du groupe, Henri Jacob, qualifie notamment cette entente de «décevante» et dénonce également le fait que de nombreux groupes québécois impliqués dans le dossier de la forêt n'ont pas été informés du tout de cette entente avant vendredi dernier. Il soulève aussi des problèmes administratifs et juridiques.
par Olivier Caron