Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a donné quelques détails hier sur la procédure qui va entourer l'examen des rapports du GIEC.
En accord avec ce qui avait été annoncé plus tôt, le secrétaire général et le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, Rajendra Pachauri, ont confirmé hier qu'un comité indépendant d'experts va évaluer les procédures qui ont été suivies par le GIEC dans la production de ses rapports.
Rappelons que certaines des conclusions des rapports en question sont contestées à la suite des révélations concernant certaines erreurs qui s'y sont glissées, entre autres en ce qui concerne la fonte des glaciers de l'Himalaya. Le GIEC avait alors été accusé de catastrophisme et de sensationnalisme, en prédisant leur fonte dès 2035.
L'examen va être mené par l'InterAcademy Council (IAC) «de manière complètement indépendante des Nations Unies» a assuré Ban Ki-moon, après un entretien mercredi avec Pachauri. Le comité va être présidé par Robert Dijkgraaf, qui dirige l'Académie royale des arts et des sciences des Pays-Bas, et Lu Yongxiang, président de l'Académie chinoise des sciences.
Les scientifiques qui composeront le panel vont être sélectionnés pour servir sur une base volontaire et non rémunérée. Leurs propres conclusions seront ensuite examinées par d'autres scientifiques.
Ban Ki-moon a cependant ajouté que «la menace posée par le changement climatique est réelle» et que rien «de ce qui a été prétendu ou révélé dans les médias récemment ne met en cause le consensus scientifique de base sur le changement climatique». «Cela ne diminue pas non plus l'importance du travail du GIEC» a-t-il tenu à dire.
«De manière regrettable, il y a eu un très petit nombre d'erreurs dans le 4e rapport d'examen (publié en 2007). Mais il faut se souvenir qu'il s'agit d'une synthèse 3 000 pages réalisée à partir de données scientifiques complexes. Je n'ai pas vu de preuves crédibles qui remettent en cause les principales conclusions de ce rapport» soutient M. Ban dans un communiqué.
«Nous devons communiquer de manière transparente et débattre de manière intelligente. Trop de choses sont en jeu» a conclu le secrétaire général.
Le GIEC va d'ailleurs commencer sous peu la réalisation de son cinquième rapport. Celui-ci doit être finalisé en 2014.
par Olivier Caron