L'Australie et la Nouvelle-Zélande vont enquêter sur la collision ayant eu lieu hier entre un baleinier japonais et un navire d'une organisation environnementale.
Selon le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, ce sont les autorités maritimes de son pays qui sont responsables de l'Ady Gil, le trimaran ultra-rapide qui a été endommagé. Quant à l'Australie, le pays est aussi impliqué, car l'incident est survenu dans sa zone de recherches et de sauvetages.
Ces deux pays ont aussi appelé les deux parties à calmer le jeu et collaborer.
Les baleiniers et les protestataires se blâment mutuellement pour l'incident survenu mercredi qui a fortement endommagé l'Ady Gil.
Cette embarcation appartient l'association de défense de la vie marine Sea Shepherd, qui soutient que le geste a été délibéré. La scène a d'ailleurs été captée en vidéo depuis le navire japonais, le Shonan Maru 2, et les images ont rapidement fait le tour de la toile.
D'ailleurs, Sea Shepherd a publié par la suite sa propre vidéo de l'incident. Filmées de loin, les images de l'organisation environnementale sont d'autant plus saisissantes et montrent encore mieux la violence de l'impact.
Les six personnes à bord ont été secourues et sont indemnes. Contrairement à ce qui était affirmé hier, l'embarcation à la fine pointe de la technologie n'a pas coulé et sera réparée.
Embarcations très rapides, ces trimarans futuristes coûtant 1,5 million de dollars chacun sont faits en carbone et kevlar et sont utilisés par les environnementalistes pour surveiller et déranger les harponneurs japonais. D'ailleurs, Sea Shepherd, qui a à sa disposition d'autres embarcations semblables, a affirmé qu'elle va continuer d'harasser les baleiniers.
(source: BBC News, Youtube)
par Olivier Caron