Pour une deuxième fois en deux ans, les conditions météorologiques décevantes de l'été ont constitué l'événement météo le plus marquant au Canada en 2009.
C'est du moins ce qu'en pense Environnement Canada, qui a publié son palmarès des évènements météorologiques de l'année qui se termine en ce 31 décembre 2009.
L'organisme parle d'ailleurs d'une année qui passera à l'histoire comme celle où «le climat était déréglé d'un bout à l'autre du pays», alors que « toutes les régions ont enregistré de nouveaux records ou se sont approchées des records existants».
Comme le fait remarquer l'organisme fédéral, «le Canada atlantique a connu son été le plus pluvieux, tandis que la population du centre du Canada subissait du temps désagréablement froid, accompagné des pluies fréquentes et abondantes».
«C'est également cette année que nous avons vécu l'une des heures les plus pluvieuses de l'histoire canadienne, quand plus de 100 mm d'eau se sont abattus en 90 minutes sur Hamilton, en Ontario. Les conditions météorologiques extrêmes ont causé des dommages matériels qui ont obligé les assureurs canadiens à débourser des millions de dollars, faisant de 2009 l'une de leurs années les plus coûteuses» peut on lire dans le communiqué de l'organisme.
Environnement Canada fait aussi remarquer que la saison des feux de forêt a été tout en contrastes. Pendant que la situation était calme dans presque toutes les régions du pays, la Colombie-Britannique a connu une année record. Le bilan de la lutte contre les incendies de forêt y a frôlé les 400 millions de dollars.
De plus, pour la première fois depuis neuf ans, plusieurs Canadiens ont péri dans des tornades.
Environnement Canada parle aussi de certaines bonnes nouvelles, comme le fait que l'air a été plus pur que lors des dernières années, que nous n'ayons pas subi de pannes de courant majeures pendant l'été et qu'il y a eu moins de moustiques porteurs du virus du Nil occidental. L'organisme rappelle aussi, entre autres, que la saison des ouragans de 2009 a été tranquille dans l'océan Atlantique et la mer des Caraïbes.
Le Nord a connu son été le plus chaud jamais enregistré, avec un mercure qui a grimpé de deux degrés par rapport à la normale, alors que les Prairies ont enregistré leur deuxième été le plus froid en 16 ans.
Les événements météorologiques les plus marquants de 2009 sont cotés de un à dix selon la mesure dans laquelle le Canada et les Canadiens ont été touchés, les répercussions économiques et la période pendant où l'événement a fait la manchette.
1. L'été de notre déplaisir...Trop de chaleur dans l'extrême Ouest, pas assez ailleurs
2. La Colombie-Britannique en flammes
3. Tornades meurtrières et destructrices en Ontario
4. Des embâcles record sur la rivière Rouge
5. Le froid et la sécheresse font la vie dure aux agriculteurs des Prairies
6. Moins de recul de la glace de mer dans l'Arctique mais pas de reconstitution
7. Une tempête de grêle causant des millions de dollars de dommages s'abat sur les régions urbaines et rurales de l'Alberta
8. Hamilton - Des pluies intenses record fort coûteuses
9. L'Alberta balayée par les vents
10. Les Prairies : fin spectaculaire abrupte d'une longue période de froid
(sources : Environnement Canada, Rue Frontenac)
par Olivier Caron
Je trouve étrange le point 6, puisque qu'à Découverte, aussi selon ce qu'indique les satellites c'est la deuxième année consécutive qu'il y a reprise de la glace (la glace à moins fondu en été et l'eau à d'avantage geler en hivers.) C'est peut-être du côté de la Russie.
Sur les années 2008 et 2009 la banquise arctique a repris l'équivalent de deux fois la superficie de la France. Son évolution en 2009 se rapproche de la normale. (wikipedia)
autre source: http://wikiwix.com/cache/?url=http://ocean.dmi.dk/arctic/icecover.uk.php