Le Canada n'a pas fait bonne figure dans un rapport présenté ce lundi lors du sommet de Copenhague sur le climat.
Le Climate Change Performance Index, qui fait le point sur les politiques climatiques des plus importants pays du monde, a en effet classé le Canada au 59e rang sur 60. Le pays dirigé par Stephen Harper se retrouve ainsi en queue de peloton, entre le Kazakhstan et l'Arabie saoudite.
Le Canada avait également terminé avant-dernier lors du rapport de l'an dernier.
Par ailleurs, le Brésil a réussi à se hisser au haut de classement (3e), délogeant ainsi la Suède(4e). Les États-Unis se retrouvent en 53e position, le France en 9e position et la Grande-Bretagne en 6e position. Les trois première positions sont inoccupées, personne ne méritant d'y être selon les auteurs du rapport.
Le rapport peut être consulté sur le site Internet German Watch, qui a publié le tout avec le Climate Action Network (CAN) d'Europe.
Matthew Bramley, directeur du Pembina Institute's Climate Change Program, un organisme qui a participé au rapport, estime que le Canada se retrouve isolé sur la scène internationale en ce qui concerne les questions de lutte aux changements climatiques. Dans un communiqué, il affirme que la performance canadienne est due à «ses hautes émissions, l'absence de politiques nationales aptes à couper de manière substantielle ces émissions et son rôle contreproductif à date dans les négociations internationales».
Le Climate Change Performance Index se base à 50% sur les tendances des émissions d'un pays, à 30% sur le niveau des émissions par rapport à sa population et à 20% sur ses politiques nationales et internationales.
Par ailleurs, un canular concernant les objectifs canadiens de réduction des GES a causé une certaine confusion en matinée. La supercherie sophistiquée, qui a contrefait notamment le site Internet d'Environnement Canada, soutenait en effet que le gouvernement avait désormais comme objectif de réduire de 40% ses émissions de GES comparativement à celles de 1990.
(sources: La Presse, Pembina, Germanwatch.org)
par Olivier Caron