Réunis à Bruxelles ce vendredi, les leaders des pays européens ont annoncé qu'ils se sont entendus pour payer 7,2 milliards d'euros (10,6 millions de dollars) lors des trois prochaines années pour aider les pays en développement à s'adapter aux changements climatiques.
Le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui a fait l'annonce de cette entente, a soutenu que les 27 pays membres de l'Union européenne vont contribuer et qu'il s'agit d'une part raisonnable pour l'UE.
La France va mettre 420 millions d'euros par an pendant trois ans, tout comme l'Allemagne. La Grande-Bretagne y va pour sa part d'une somme de 1,36 milliard d'euros (plus de deux milliards $US) sur trois ans.
Cet argent vise en fait à permettre aux pays les plus pauvres de financer leurs réductions de GES et de s'adapter aux conséquences du réchauffement.
Des sommes encore plus importantes pourraient être investies dans les prochaines décennies si un accord ambitieux est trouvé à Copenhague ce mois-ci.
Par ailleurs, les 27 États membres ne sont cependant pas parvenus à s'entendre sur le fait de réduire de 30% d'ici 2020 les émissions de GES, en comparaison à celles de 1990. L'engagement actuellement convenu est de 20%.
Plusieurs observateurs disent espérer qu'un éventuel engagement aussi importante de la part de l'UE donnerait un souffle nouveau aux négociations qui ont actuellement lieu à Copenhague, dans le cadre du sommet de l'ONU sur le climat.
par Olivier Caron