Les défis sont grands, énormes en 2009 pour l'environnement. On peut dire que 2009 représente, dans tous les sens du terme, une année charnière. L'année de tous les dangers. Il faudra faire les bons choix pour notre Planète sinon....Mais surtout profiter de la crise financière pour provoquer une relance...écolo post capitaliste.
Avec la crise économique qui prend toute la place, il est très facile, comme le fait le gouvernement fédéral actuel, de faire passer l'environnement au second plan. Le principal défi de 2009 sera de maintenir le cap. Puisque l'humanité n'a pas le choix.
Cette crise peut cependant apporter de l'eau au moulin des écologistes et de l'environnement. D'un côté, les gens auront moins d'argent et diminueront leur consommation. Tant mieux si on assiste à une baisse de la consommation. Une manière aussi de se tourner vers des produits plus durables.
D'ailleurs, plusieurs pensent, comme le décrit un dossier de Courrier international du 11 décembre, que cette crise économique pourrait être résolue, en même temps que les changements climatiques, en investissant massivement dans les technologiques vertes.
Tant qu'à investir pour maintenir une certaine croissance, pourquoi ne pas investir dans une économie verte et durable. Espérons que les gouvernements auront la vivacité d'esprit de le comprendre et d'agir. Enfin !
Ces nouvelles industries et filières permettraient de créer des emplois. Sauf que les maigres et faibles résultats des négociations de la conférence de Poznan au début décembre démontrent que nos dirigeants hésitent encore à s'engager sur ce chemin inconnu.
Au niveau international, tout dépendra de l'orientation que prendront les États-Unis avec la prise du pouvoir par Barack Obama. Un président résolument plus vert. Facile après Georges W. Bush. Mais espérons qu'il aura comme conseiller spécial le vert démocrate Al Gore.
Sauf que les États-Unis pourraient prendre le virage vert assez rapidement et nous jouer le coup de la fable du lièvre et de la tortue. Si le plan de relance de l'industrie automobile met l'emphase sur les voitures électriques et plus vertes, on pourrait voir un changement radical. Et le Québec pourrait se faire rapidement dépasser. Voila ce que c'est de faire du surplace.
Le New Scientist a établi un scénario fictif. L'article est réservé aux abonnés mais voici un résumé. Nous sommes en 2020, 10 ans après avoir lancé une nouvelle économie durable. Les entreprises peuvent acheter des permis d'émission de GES, les économistes sont soumis aux règles fixées par les scientifiques, l'impôt sur le revenu a été remplacé par des taxes sur les ressources lorsqu'elles sont retirées de la biosphère. Le coût environnemental est donc inclus. Les objets de consommation sont durables. Notre croissance, notre économie, nos emplois sont basés sur l'entretien et la réparation. Ainsi que la science et les technologies. Les gens travaillent moins mais dépensent moins. Les riches aident les moins riches.
Remettre le capitalisme en question
D'ailleurs en 2009, en lien avec ce scénario fictif, un livre très intéressant est à surveiller, le dernier d'Hervé Kempf qui sort ce jeudi 8 janvier en France et en février au Québec : Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Hervé Kempf sera au Québec en avril. Un livre qui commence donc l'année en grand avec un tel programme.
par Cécile Gladel
Je suis globalement d'accord avec l'idée de cet article, mais par pitié cessez les "Il faudra faire les bons choix pour notre Planète sinon..." et "Puisque l'humanité n'a pas le choix"! En disant cela vous ne faites que discréditer ceux qui essaient d'adopter une pensée rationnelle. Même dans le pire des scénarios, l'espèce humaine n'est aucunement en danger. Beaucoup de gens vont souffrir, mais nous avons tout à fait le choix. Je peux comprendre que ce choix vous semble immoral, mais ne présentez pas vos valeurs comme étant des absolus devant être obéis par le reste de l'humanité.
Et en tout cas, un modèle économique à repenser profondément.
Alors, décroissance ou pas ?
Pour quelques éléments de remise en perspective, voir aussi http://yannickrumpala.wordpress.com/2008/09/01/questions-sur-la-decroissance/
"Tant qu'à investir pour maintenir une certaine croissance, pourquoi ne pas investir dans une économie verte et durable."
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Les investisseurs investissent où vous pensez? En fait, vous et moi, où est-ce qu'on va placer notre argent ou nos investissements? Soyons francs... dans le vert ? Non. Dans le RENTABLE.
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La seule façon viable pour que des investissements massifs se fassent dans le vert, c'est que cela soit un jour démontré que cela est RENTABLE et PAYANT de le faire.
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Et d'ailleurs, je ne crois pas que cela soit incompatible, seulement présentement on est au début des prises de conscience... mais un jour, quelqu'un va présenter des produits qui en parce qu'ils sont verts sont plus RENTABLES. Ça commence...
@E: qui a dit que ce que vous appelez "le Vert" ne peut pas être rentable? Il y a des mois que toutes sortes d'auteurs, autant des environnementalistes que des économistes, de gauche comme de droite, écrivent que la crise pourrait être au contraire une occasion en or d'investir dans les technologies verte ou dans des travaux d'infrastructure comme les parcs d'éoliennes, etc. Voyez par exemple Comment la science peut résoudre la crise financière.
@Pascal Lapointe, moi j'y crois que ça peut être rentable le vert. Ce sont les écologistes "officiels" qui ont peur de ce mot. Ils passent 800 mots à expliquer comment c'est bon pour la couche d'ozone de ne pas laisser trainer sa mousse de bas... mais osent rarement démontrer clairement comment certains choix verts peuvent être rentable FINANCIÈREMENT aussi. Rares sont ceux qui s'avancent la dessus, c'est trop concret. Ils préfèrent avoir le discour de "faites le pour la vertu". Alors que les entreprises et les INVESTISSEURS tous ce qu'ils veulent entendre c'est que c'est moins cher et plus rentable pour EUX. Et à date, ce discour est dans la bouche (bush?) des gens comme harper et autres digireants qui laissent croire que se foutre de l'environnement est plus rentable pour les compagnies! Que si on s'occupait d'environnement ça ralentirait les profits des entreprises au point de perdre des emplois.
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Je crois aussi qu'une partie des solutions se trouvent dans la science avant tout, une autre partie dans le changement de discours que devra adopter la communauté écologiste (si elle veut être prise au sérieux) et finalement dans la volonté de la population.
En ce qui me concerne je crois que c'est tout votre système d'action et de placement fondé sur une économie totalement virtuelle, et on s'en rend compte aujourd'hui manipulable et fictive, qui faudrait mettre a la poubelle et en célébrer la chute durant des années ...
C'est ce système qui est la cause de bien des maux qui nous affligent tant du coté des injustices sociales que de l'environnement...
Un système ou les riches s'enrichissent même en dormant par un système virtuel de mouvements d'argent, basé sur l'incitation a une consommation déraisonnée, est une véritable vomissure...
Ça devrait être simple, tu veut de l'argent, travaille, t'en veut plus que ton voisin travaille plus que lui...!
Tu veut investir dans une entreprise trouve toi une passion et créé une entreprise...
T'as pas de passion... trouve en...
Tant qu'a donner votre argent a des entreprises de laquelle vous ne connaissez rien de plus que le nom et la cote en bourse et qui peut bien détruire l'environnement en commercialisant des produits dont personne n'a vraiment besoin, sous prétexte que c'est rentable, faite dont quelque chose d'intelligent avec...
Arrêtez de ne pensez qu'a vous meme comme des parasites...
En ce qui me concerne j'ai aucune pitié pour les pauvres petits investisseurs ignorants qui se sont fait lessiver par des dirigeants de banques...(hé oui c'est ça la crise économique...)
Je rêve d'un monde fait de PME créé par des gens qui avait un reve...
Utopiste vous direz... Pas du tout, ce serait même la meilleure solution a un société en santé... Mais quand on réalise pourquoi ça n'arrivera pas, on en a mal au coeur...
En ce qui me concerne en tout cas...
Bon je suis un peut sorti du sujet mais ça fait du bien des fois!
Il est évident aujourd'hui que nous pouvons sauver l'économie en sauvant l'environnement. Par contre, il faut convaincre le gouvernement de changer de cap. Pour ce faire, il faudrait l'appui des médias et des chanteurs. Qui selon moi, pourrais en fesans beaucoup de publicité faire changer l'opinion publique et faire pression sur le gouvernement. Notre avenir ne dépend pas de ce que l'humanité peut accomplir, mais comment vite, nous pouvons faire changer le gouvernement de politique. Rappelons-nous qu'il vient de sauver des emplois en investissant dans la relance de l'industrie automobile. Ce qui n'est pas bon pour la cause de l'environnement.