Samedi dernier, nous avons eu un orage du tonnerre, c'est le cas de le dire. Des trombes d'eau se sont abattues sur Montréal comme sur d'autres régions du Québec. Résultats : des inondations dans l'est de la métropole. Rien au rond-point l'Acadie qui en avait déjà été victime.
Outre le fait que les conduites fluviales de la ville sont peut-être défectueuses et n'arrivent pas à absorber ce trop-plein d'eau déversé en si peu de temps, il y a sûrement d'autres raisons. Comme l'asphaltage à outrance.
En effet, outre le fait que l'asphalte dont nous avons bardé nos villes, favorise les ilots urbains de chaleur, dont je parlais ici, elle limite l'absorption d'eau par le sol.
Partout en ville, les citoyens dans leur cour, les entreprises pour offrir du stationnement, les cours d'école pour que les enfants ne soient pas sales, nous offrent de grandes étendues d'asphalte qui n'absorbent pas l'eau comme le faisait jadis la terre.
Une exception, le magasin Moutain Equipement Coop du Marché central et la plupart des 12 magasins de cette coopérative de plein air écolo. Car le stationnement du magasin de Montréal et certes, en asphalte, mais d'une manière à favoriser l'écoulement des eaux de pluie. D'ailleurs, le marché central est complètement asphalté. Est-ce que ça n'aurait pas favorisé les inondations de l'autoroute 40 ? On sous-estime trop souvent la nature en voulant la dompter. Ce qui est impossible...
Le stationnement du magasin MEC d'Ottawa n'est pas fait d'asphalte, mais de gravier qui permet encore mieux l'écoulement. On a aussi la récupération de l'eau de pluie pour alimenter les toilettes dans ces édifices.
Peut-être que le centre commercial d'Anjou, qui a été inondé samedi dernier, devrait envisager le verdissement de son stationnement ? Éliminer des espaces de stationnement pour planter des arbres ? Pour favoriser le ruissellement de l'eau.
On blâme souvent la ville, mais on oublie trop souvent que nos actions collectives d'urbanisation à outrance sans respecter la nature nous apportent son lot de problèmes ! C'est un peu comme lorsqu'on autorise les constructions dans des zones inondables. Après on se désole et on cherche les coupables !
par Cécile Gladel
Je peux te certifier que si on stationnait des autos sur du gazon, en pareilles circonstances, t'aurais un champs de boue en moins de deux...
Pas une bonne idée du tout. Du tout.
Et si on avait un meilleur service d'égouts?
pas fort comme article Cécile....ça réfléchie pas fort des fois on dirait
Je crois que l'idée n'a jamais été de stationner les autos sur du gazon, mais, au milieu de ce beau grand terrain tout en asphalte, de placer des tas de petits endroits de verdure pour absorber une partie de l'eau. Cela serait tout aussi efficace qu'un meilleur service d'égouts, tout en évitant d'augmenter les taxes de 20% pour payer ce supposé meilleur services d'égouts.
brem et frank, "vous réfléchissez pas fort des fois on dirait".
Un athée : en effet, parfois certains comprennent ce qu'ils veulent comprendre. Le modèle de Mountain Equipment coop fonctionne. Pourquoi ne pas le suivre ?
Frank : il faudrait élaborer au lieu de critiquer pour critiquer ? On veut en savoir plus ?
Brem : Ou ai-je dis d'avoir un stationnement en gazon ???
Je mentionne que les villes contruisent trop souvent sans tenir compte des impacts sur la nature. Un meilleur système d'égouts n'y changera rien. Pourquoi dépenser dans un système qui servira une fois par année pour un fort orage alors que la solution serait plus simple ?
Cecile,
J'espère qu'il y aura de plus en plus de compagnies et contracteurs, ici, qui proposeront à la ville et aux propriétaires d'espaces vacants des solutions pratiques, innovantes et fraiches !
Je sais qu'il y a un projet qui veut mettre de l'avant une chose à laquelle je pense chaque fois que je vois un espace vacant avec broussailles devenir un condo ou un stationnement. C'est l'idée d'aménager de mini boisés urbains, clairsemés s'il le faut (j'imagine qu'on pourrait aussi en faire d'un peu plus touffus quand c'est possible). Il reste sans doute des choses à peaufiner avec le concept, mais il me parait applicable. Ça semble être un bon complément aux parcs auxquels on est plus habitués.
Bref, il y a tant de moyens de transformer la ville, en en faisant un espace tout aussi fonctionnel économiquement. Et peut-être même plus fonctionnel. Et que dire du paysage!
brem et frank...
Le pire, c'est qu'en plus, il existe bel et bien des façons intelligentes de stationner sur un sol où il y a de l'herbe. Mais pas que de l'herbe. Ces genres de stationnements sont faits de dalles alvéolées de béton (il y a l'équivalent avec un matériau plastique je crois), au travers desquelles l'herbe peut pousser. L'eau peut aussi s'écouler et être drainée naturellement, ou recueillie et dirigée à d'autres fins. On évite ainsi l'ilot de chaleur à la grandeur du stationnement et d'autre part on profite de l'eau, de la végétation et de la fraicheur.
Le gravier blanc, ça existe aussi, ce qui évite et la chaleur et l'accumulation d'eau.
Mais pour connaitre ces moyens, il faut s'informer. Et pour les critiquer, en parlant de façon aussi indélicate, il faut au moins les connaitre.
Sinon, eh bien on prouve qu'on est un «Jo connaissant» et c'est tant pis pour nous. Mais le plus beau dans tout ça, c'est qu'on n'a qu'à le vouloir pour s'informer et apprendre. Et cesser de faire partie de ceux qui parlent à travers leur chapeau.
Bonjour Cecile.
Ton article m'a interessé car nous avons le meme souci en France. A trop mettre du bitume et goudron partout, l'eau repart en trombe et en force, sans rien pour l'aspirer. les arbres autrefois remplissaient cette fonction.
Par aillleurs, on a preferé detourner le cours des rivières, pour construire à outrance, sans tenir compte des inondations qui deviennent d'année en année, plus importantes.
Aujourd'hui ce sont les villages qui voient deferler sur eux des montagnes de boue et d'eau, inondant les villages entiers. La raison en est simple : Autrefois les villages etaient en hauteur. Aujourd'hui, ils sont dans les vallées....
Depuis dix ans, nous assistons à un deferlement de catastrophes naturelles dont personne ne tient compte et pourtant....En Belgique et au Luxembourg, ils ont su conserver et reboiser leurs forets. Ils ont gardé aussi le cours naturel des rivières...Aucune inondations dans les villes et villages ne sont à deplorer...
Amis lecteurs, Bonjour de la France !
Marie-Ange