Aujourd'hui, deux billets sur le même sujet, le rapport la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois (CAAAQ). Ce rapport historique comme le qualifie, Benoît Girouard, de l'Union Paysanne, marque en effet un tournant. La Commission a montré qu'elle était à l'écoute de la réalité et de son temps en donnant une part importante à l'environnement dans son rapport. Ce billet est long car j'ai inclus les 10 recommandations du rapport à la fin.
Les groupes écologistes aussi l'accueillent favorablement. Bien entendu, l'UPA rue dans les brancards. Ils sont les seuls. Bien entendu, ils sont au banc des accusés. Radio-Canada propose un excellent dossier avec accès direct au rapport. Le Devoir ici.Le texte de Louis-Gilles Francoeur sur l'environnement est réservé aux abonnés. Et celui de la Presse.
Comme je le dis dans mon premier billet du côté de l'événement du jour. L'agriculture a perdu le nord, fait trop grand, s'est trop longtemps moqué de son impact sur l'environnement en balayant sous le tapis les avertissements. Elle s'est fait embarquer dans l'industrie agroalimentaire de la production intensive qui a surtout profité à quelques méga-entreprises.
Voici ce que dit le rapport dans son introduction du chapitre consacré à l'environnement, page 161.
« L'agriculture a profondément transformé l'environnement, dans tous les pays du monde. Là où foisonnait une diversité de plantes et d'animaux sauvages, l'agriculture a imposé la nette prédominance de quelques espèces. Tel fut le tribut à payer pour sortir, dès l'Antiquité, d'un mode de vie reposant sur la cueillette et la chasse. Personne, évidemment, ne pourrait envisager un retour en arrière. Nous nous retrouvons d'ailleurs fort bien dans ces paysages façonnés par l'action humaine et qui continuent d'évoluer. Cette nature modifiée n'en recèle pas moins des ressources qu'il faut gérer dans une perspective de durabilité. Il se dégage donc un fort consensus en faveur de la préservation du milieu physique. Les activités humaines, quelles qu'elles soient, doivent désormais être compatibles avec le respect de l'environnement. »
Même s'il ne faut pas négliger les efforts de l'UPA et du monde agricole ces dernières années, on doit donner un sérieux coup de volant. Le monde agricole doit cesser de polluer, d'utiliser des produits chimiques, d'empoisonner l'eau, etc.
Le rapport reconnaît les mesures et règlements mis en place au fil des années afin de protéger l'environnement. Il salue les efforts des agriculteurs. Il les énumère et les chiffre.
« Les producteurs agricoles ont investi plus de 626,6 millions de dollars entre 1992 et 2006 afin de rendre leurs activités plus respectueuses de l'environnement. Ils ont bénéficié pour ce faire d'une aide de 357,7 millions de dollars durant cette période.»
Le rapport souligne que les agriculteurs devraient être obligés de respecter l'environnement sous peine de perdre les subventions gouvernementales. Tu pollues, tu payes pour. J'entends de là , certains agriculteurs dirent qu'ils vont mourir s'ils n'utilisent aucun produit.
« L'écoconditionnalité est un concept qui subor- donne l'octroi de certaines formes d'aide financière au respect de l'environnement. Il s'applique à plusieurs programmes gouvernementaux visant particulièrement les entreprises de divers secteurs d'activité, y compris l'agriculture. La politique agricole commune de la Communauté européenne, par exemple, conditionne le versement des aides directes aux agriculteurs au respect d'exigences précises, non seulement en matière d'environnement, mais aussi de santé, de bien-être animal et de protection des végétaux. Un total de dix-neuf directives et règlements fixent les obligations des producteurs agricoles.
Il est important de préciser que l'écoconditionnalité n'est pas un programme visant à accorder une aide financière aux producteurs agricoles afin de les aider à se conformer à la réglementation environnementale. Au contraire, elle est une condition de base pour accéder aux programmes de soutien à l'agriculture. On pose la prémisse que la production agricole s'effectue dans le respect del'environnement: elle doit respecter la loi. »
La réalité est qu'ils sont loin d'être les seuls coupables. Les conglomérats de l'agro-alimentaire qui achètent leurs productions ont largement leur part de responsabilité. Mais nous aussi les consommateurs qui achetons sans grogner des produits bourrés de pesticides et transformés à l'os. Lire Toxic de William Reymond nous en convainc. Aucun changement n'aura lieu sans que les gouvernements interviennent pour freiner la voracité de ces multinationales de l'agro-alimentaire. Quand on sait que certaines vont jusqu'à vouloir breveter les semences qu'utilisent depuis des lunes les paysans de tous les pays. C'est une honte.
Aussi le rapport parle des OGM et des avancées scientifiques. « L'utilisation des résultats de la science et le recours au génie génétique ne peuvent être laissés, sans gouverne publique, aux seules initiatives des scientifiques et de ceux qui veulent utiliser leurs découvertes pour soutenir et favoriser des intérêts personnels ou privés. C'est un enjeu de société.»
La Commission s'avoue très inquiète du dossier des OGM, du manque d'information transmis aux consommateurs, de l'opacité des compagnies et se prononce pour l'étiquetage des OGM. « La revendication des citoyens et des consommateurs à l'égard de l'étiquetage des OGM demeure parfaitement légitime. On ne voit pas en vertu de quoi on pourrait refuser l'accès à cette information. Dans un avenir prévisible, on peut même entrevoir une généralisation de l'étiquetage des OGM, comme celui de bien
d'autres ingrédients.
Un rapport courageux et réaliste qui ne devrait pas finir sur les tablettes pour le plus grand bien de l'ensemble. Espérons que le gouvernement en comprendra l'importance !
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J'ai pris la photo cet hiver dans mon auvergne natale et qui représente les champs de mon enfance. C'est à Saint-Rémy de Chargnat.
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En passant, regardez l'émission l'Épicerie ce soir qui parle de l'affichage des ingrédients dans les restaurants.
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Voici les dix recommandations de la Commission sur le dossier de l'environnement. C'est long !
Recommandations En conséquence, la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois recommande :
31.Que les ministères et organismes concernés coordonnent leurs interventions en matière d'environnement auprès des producteurs agricoles, qu'ils cherchent Ã
harmoniser leurs actions avec celles des responsables municipaux, qu'ils offrent
un accompagnement aux agriculteurs et assurent un suivi plus rigoureux du respect de la réglementation environnementale;32.Que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs dresse un état de situation complet sur la qualité de l'eau au Québec pour la période 2007-2009 et que cet état de situation soit ensuite périodiquement tenu à jour;
33.Que tous les programmes de remboursement des taxes foncières, d'aide financière et de stabilisation des revenus des producteurs agricoles soient assujettis à des règles d'écoconditionnalité comportant les exigences suivantes :
•le respect de la réglementation environnementale en vigueur;
•l'élaboration d'un plan agroenvironnemental incluant minimalement des cibles
précises à l'égard du phosphore, de l'azote et de pesticides pour l'ensemble
des entreprises agricoles, plan qui devrait être révisé tous les trois ans et qui
tiendrait compte, le cas échéant, des objectifs fixés à l'échelle du bassin versant;
•l'établissement de bonnes pratiques agronomiques adaptées à la situation de
chaque ferme, qui tiennent compte du type de culture et d'élevage, de la topographie des terres agricoles et de la qualité des sols;34.Qu'une inspection par une personne mandatée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs soit réalisée périodiquement dans chacune des entreprises agricoles afin de vérifier la validité du plan agroenvironnemental et son application;
35.Que la protection de certains sites écologiques et la production de biens environnementaux fassent l'objet d'une convention de longue durée entre la municipalité régionale de comté et le producteur agricole concernés, appuyée par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec et le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, et que cette convention prévoie le versement par le gouvernement du Québecou les municipalités concernées de montants compensant les pertes de revenus du producteur ou pour le défrayer des dépenses encourues pour l'aménagement du bien environnemental;
36.Que le gouvernement favorise la production de biogaz à partir, notamment, des rebuts agricoles et des lisiers, en octroyant une aide financière à des regroupements de producteurs ou en leur offrant d'acheter à long terme de l'électricité produite à des prix compatibles avec la rentabilité de tels équipements;
37.Que le gouvernement du Québec révise la politique de l'eau au chapitre de l'approche par bassin versant afin:
•de mieux départager les responsabilités respectives du gouvernement et des
instances municipales dans la politique de l'eau et la gestion par bassin versant;
•de placer la dynamique de la gestion par bassin versant dans la vision intégrée
de l'aménagement du territoire et de prendre les mesures nécessaires pour que
les outils municipaux et gouvernementaux d'aménagement et de développement
du territoire tiennent compte des données et des exigences des plans directeurs
de l'eau;
•d'accorder un financement adéquat aux organismes de bassin versant, par un
accroissement des ressources provenant du gouvernement et des municipalités;38.Que le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec s'entende avec les représentants des producteurs agricoles et des autres acteurs du secteur agroalimentaire pour adopter un plan d'action préventif en matière de bien-être animal;
39.Que le gouvernement du Québec exerce un leadership auprès des autres gouvernements provinciaux et du gouvernement fédéral afin que les mesures suivantes soient adoptées à l'égard des organismes génétiquement modifiés :
•affectation de fonds spéciaux à la recherche sur les effets des organismes génétiquement modifiés sur l'environnement et la santé;
•renforcement du processus d'homologation des produits contenant des organismes génétiquement modifiés et mise en place d'un programme de recherche
sur les effets à long terme de chaque organisme génétiquement modifié homologué;
•accès à l'information scientifique déposée par les fabricants de semences génétiquement modifiées dans le cadre du processus d'homologation;
•conclusion d'ententes entre le gouvernement et les producteurs québécois et
canadiens de semences permettant d'offrir aux agriculteurs une sélection de
variétés leur permettant de choisir sans contrainte des cultures génétiquement
modifiées ou des cultures non génétiquement modifiées;
•mise en place sans délai de dispositifs d'analyse et de traçabilité qui permettront
de généraliser l'étiquetage des produits génétiquement modifiés au Canada;40.Qu'à l'égard des organismes génétiquement modifiés, le gouvernement du Québec :
•crée un comité multidisciplinaire, relevant du Conseil de la science et de la technologie, chargé de conseiller le gouvernement et d'informer la population sur
les enjeux scientifiques, économiques, sociaux, environnementaux, éthiques et
de santé associés aux organismes génétiquement modifiés;
•précise les paramètres qui permettent de protéger la production biologique
contre la contamination par les organismes génétiquement modifiés, dans le respect des lois en vigueur au Québec;
•désigne des zones témoins ou des zones de contrôle libres d'organismes génétiquement modifiés, en empruntant la procédure utilisée pour désigner une réserve écologique;
•ouvre aux responsables municipaux et aux agriculteurs la possibilité de déterminer des zones agricoles sans organismes génétiquement modifiés, dans le cadre du plan de développement de la zone agricole ou d'un processus de différenciation et de désignation de produits agricoles sous une appellation d'origine protégée.
par Cécile Gladel
Pensons aussi au maïs que l'on exploite pour le transformer en étanol ??!! Nos belles terres que l'on gaspilles, pollues, stérilises avec les produits chimiques, pesticides HAUTEMENT TOXIQUE que l'on utilise pour la culture du mais. Après une culture de maïs, il n'y a plus rien qui pousse autre que du maïs pour une période de 5 ans minimum. Le sol est stérile pour cette période !
@ adam-eve
voici un bonne exemple de désinformation. quand on ne sait pas de quoi on parle on dit rien adam-eve
@ dave
pour ton information, j'ai été dans le domaine pendant 20ans !
bien moi je suis dans le domaine pis si tu a un herbicide ou un produit qui ne fait rien pousser pendant 5 ans il y a un problème parce que ca n'existe pas...faque pour le fait que tu as été dans le domaine laisse moi douter fortement
Le produit que je parle est l'Atrazine http://www.ccme.ca/sourcetotap/atrazine.fr.html. Nous avons toujours refusé l'emploie dans nos champs.
Que va faire le gouvernement Charest? D'un côté, il y a ce rapport et de l'autre, on construit (autoroute 30) ou on veut construire (Rabaska) sur des terres agricoles...
Christian
l'atrazine n'est pas active 5 ans de temps et ne rend pas le sol stérile non plus. T'as du chercher longtemps pour trouver ce produit.... toujours aussi convaincu que tu n'est pas du domaine
@ christian
comme d'habitude....on se fou de l'agriculture et on construit
@Dave
Je sais. J'ai un copain qui a une ferme familiale à St-Constant et la 30 va lui couper sa terre en deux...
Christian
@dave
Je me fous que tu sois conviencu ou non! L'atrazine est un herbicide que les agriculteurs employaient beaucoup dans les années '90-2000 principalement pour le maïs.
@dave
Est ce que tu serais vendeur de pesticides par hasard ? Tu les défends tellement !
non, mais je déteste la désinformation et le monde qui croit savoir parce qu'il ont vue ça quelque part. il y a tellement de monde qui pense savoir sur l'agriculture (Joe connaissant). tu avoueras jamais que tu n'es pas agriculteur... mais si l'étais tu ne dirais pas des choses fausses comme ca
@dave
J'ai été agriculteur, jardinier pendant 20 ans et je connais bien les pesticides. Sur la ferme nous faisions affaire avec un agronome. Nous louions des champs et nous interdissions l'utilisation de l'atrazine. Je sais de ce que je parle, MOI .
lol t'es vraiment accroché à l'atrazine
5 ans.... t'es vraiment très drôle pour un vrai agriculteur...c'est vrai tu connais ça ...5 ans
tu ris de moi.....
c'est vrai tu sais de quoi tu parle....mais va pas le répéter a du monde qui connaissent ça tu va faire rire de toi...mais ici c'est correct..lol
Tiens! la désinformatite de Dave se répand jusqu'ici ... Fais attention, ça s'aggrave... quand t'es rendu à accuser les autres du mal qui t'affecte... c'est que tu va virer cocon bientôt! Va consulter!
T'as raison Christian de Mtl, on vient d'annoncer que Charest rejette le rapport et ne fera rien.
http://www.ccme.ca/sourcetotap/atrazine.fr.html
http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/198-CartableEau/Atrazine.pdf
tiens le j'ai raison sur tout,
mais je vois pas plus loin que mon nez...lusssssstuccccccc
@dave
Excuses-toi! tu as du front de me comparer à lustuccc!!! malgré que je suis souvent d'accord avec lui. Nous sommes deux personnes distinctes.
c a lui que je parlais
Je viens de faire une tite recherche sur Google. Selon une étude l'université de Paris, l' Atrazine persiste dans le sol de 4 à 5 ans.
il faut que tu cherche quand il est actif
le problème que j'ai ici c'est de dire que rien ne pousse pendant 5 ans......
de plus ce n'est plus utilisé