Ces déclarations surviennent quelques décennies après que le nombre de disparitions de femmes, dont une majorité de toxicomanes et de travailleuses du sexe, eut commencé à croître dans ce quartier défavorisé.
Le commissaire adjoint Craig Callens a indiqué en conférence de presse vendredi qu'il tenait à faire savoir aux familles à quel point ils étaient «profondément désolés pour la perte d'êtres chers».
M. Callens, qui est devenu le mois dernier l'agent de la GRC le plus haut gradé en Colombie-Britannique, a ajouté qu'il regrettait que le corps policier «n'en ait pas fait plus».
Le surintendant de la GRC, Bob Williams, avait mené une évaluation interne de l'enquête effectuée dans l'affaire, en 2002, et avait conclu qu'aucune erreur majeure n'avait été posée.
Ces aveux francs ont été appréciés par Ernie Crey, le frère de l'une des femmes disparues, Dawn Crey. Des traces de son ADN ont été retrouvées sur la ferme porcine de Pickton, bien qu'il n'ait jamais été accusé de la mort de cette femme. Il a été arrêté en 2002 et accusé de 26 assassinats, bien qu'il n'ait été reconnu coupable que de six meurtres de femmes.
Les excuses surviennent deux semaines après le témoignage du premier témoin du corps policier dans la commission d'enquête publique devant expliquer comment Pickton a pu sévir aussi longtemps avant d'être arrêté par la GRC et la police de Vancouver.
De telles excuses avaient déjà été présentées par la police de Vancouver en 2010, contrairement à la GRC. Le prédécesseur de M. Callens, Gary Bass, avait émis une déclaration de regrets.
M. Callens a par ailleurs fait valoir que les pratiques d'enquête de la GRC s'étaient améliorées depuis 1998.
par La Presse Canadienne
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