Jeudi matin, le Service de police de la Ville de Montréal a fait son bilan quant à la manifestation de mardi dernier du Collectif opposé à la brutalité policière.
Selon les données fournies par le SPVM, il y a eu 83 arrestations concernant des infractions aux règlements municipaux et 17 arrestations en vertu du Code criminel, dont trois femmes adultes et trois individus mâles d'âge mineur. Tous ces individus ont été libérés, sauf deux hommes qui ont passé la nuit en prison et ont comparu le 16 mars sous des accusations d'agressions armées et vols ainsi que d'agressions et méfaits. Ils ont été libérés sous conditions.
La police de Montréal a aussi saisi divers objets lors de la manifestation.
Le SPVM estime avoir su s'adapter rapidement «au caractère changeant et désorganisé de la manifestation qui a modifié son parcours à plusieurs reprises». La police de Montréal a de nouveau déploré, comme elle l'avait fait avant la manifestation, que les organisateurs aient refusé de fournir leur itinéraire.
Le Collectif opposé à la brutalité policière reproche quant à lui aux policiers de Montréal d'avoir ouvert les hostilités et d'avoir supposément utilisé des agents doubles.
par Olivier Caron
Je constate une fois de plus, une mesure du SPVM pour relativiser le nombre d'arrestation. J'aimerais pouvoir obtenir des détails sur le nombre d'infraction qui selon le gros bon sens sont ridicule et abusive de leurs part comme rouler à vélo sur le trottoir ainsi que ne pas avoir de phare avant sur son vélo. J’en ai été témoin personnellement, et je crois que certain policiers avaient comme mission de donner des constats aux moindres petits règlements municipaux qui étaient transgressés. Ce que je déplore totalement.
Le nombre de 83 arrestations est gonflé dans le but de justifier tous les heures supplémentaires payées aux policiers, selon moi évidemment. Il faut vraiment revoir les méthodes employées dans les deux camps pour évité ce genre de dérapage.
J-F BourgaultServices