La femme qui a entretenu une liaison avec l'ex-candidat à l'investiture démocrate pour la présidence John Edwards vide son sac.
Rielle Hunter a en effet offert pour la première fois sa version des faits au magazine GQ, ce qui cause passablement de remous ce lundi dans la presse américaine.
Elle soutient notamment qu'elle et Edwards, qui a aussi été candidat à la vice-présidence en 2004, ont eu une aventure après leur première rencontre et que le politicien lui a alors avoué que cette relation risquait de nuire fortement à ses plans pour devenir président des États-Unis. De plus, Hunter soutient qu'Edwards a tenté de la convaincre d'avorter de l'enfant qu'elle portait.
Interrogée notamment sur le fait qu'elle n'avait pas encore parlé de toute cette affaire, elle soutient qu'elle se sent désormais à l'aise de le faire, maintenant que John Edwards a admis sa paternité.
Rielle Hunter soutient aussi que les sommes reçues de la part de personnages influents près de John Edwards ne visaient pas à la faire taire et que le fait de ne pas avoir parlé à la presse avant ce moment a toujours été son choix personnel.
Plus tôt cette année, il avait été révélé que l'ex-candidat à la vice-présidence américaine John Edwards était désormais séparé de sa femme Elizabeth, juste après que ce dernier ait avoué publiquement avoir eu un enfant avec Rielle Hunter.
L'infidélité d'Edwards avait fait tout un boucan lors de l'investiture démocrate en 2008, qu'il avait quitté dès janvier de cette année. L'histoire avait été d'abord niée par le principal intéressé, mais le politicien avait finalement admis son aventure en août 2008. Celle-ci avait eu lieu pendant les traitements de cancer de sa femme. Il avait par contre toujours nié, avant janvier dernier, être le père de l'enfant de sa maîtresse.
par Olivier Caron
Services