C'est ce lundi qu'est soulignée la Journée internationale de la femme.
Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a publié un message vidéo en cette Journée de la femme. Il souligne entre autres que malgré les progrès qui ont été faits, beaucoup de travail reste à accomplir, notamment en ce qui concerne la violence faite aux femmes.
Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a tenu à souligner cette journée en dénonçant justement les violences faites aux femmes. Selon elle, jusqu'à une femme sur trois dans le monde a été battue, violée ou victime d'autres sévices au cours de sa vie.
Dans un communiqué, elle ajoute que la source la plus fréquente de ce type de violence vient de l'intérieur de la famille et que l'une de ses formes les plus extrêmes est le «crime d'honneur».
Hier, une grande marche a eu lieu pour souligner le tout à Montréal. Des centaines de personnes réunies au Square Philips ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal et se sont rendues devant le bureau du premier ministre du Québec.
Dans un communiqué publié hier, la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes se disait inquiète du «recul des conditions favorables à une réelle atteinte de l'égalité dans la société».
Certaines revendications ont ainsi été adressées aux gouvernements du Québec et du Canada, dont la demande de lutter plus efficacement contre «l'hypersexualisation et la marchandisation du corps des femmes, notamment avec une législation pour contrer les publicités sexistes et le retour des cours d'éducation à la sexualité au secondaire».
Les demandes concernaient aussi la «protection du droit inaliénable des femmes de décider d'avoir ou non des enfants», «l'accès à un salaire minimum assurant un revenu équivalent au seuil de faible revenu, soit 10,69$ l'heure» ainsi que «le droit à la dignité pour les personnes assistées sociales avec l'abolition des catégories aptes et inaptes à l'emploi».
De plus, en ce 8 mars, l'organisme Care Canada invite la population à porter une ficelle au doigt.
Selon Kevin McCort, président et chef de la direction de Care, il s'agit d'un «petit geste, mais qui revêt son importance, car en même temps, nous devons contribuer à l'éducation de l'ensemble des femmes et des filles des pays en voie de développement et devons aussi commencer par nous informer personnellement» ajoute-t-il.
Un sondage publié par Care indique d'ailleurs que 88% des Canadiens croient que les femmes jouent un rôle important dans la réduction de la pauvreté dans le monde
L'Office national du film propose de son côté une sélection de 10 films réalisés par des femmes.
par Olivier Caron
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