La Grèce est paralysée ce jeudi par une grève générale de 24 heures du public et du privé.
Il s'agit de la deuxième grève du genre en 15 jours.
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale Athènes afin de participer à une marche de protestation contre les mesures d'austérité promulguées par le gouvernement Papandreou afin de sortir le pays d'une grave crise financière.
Les mesures en question visent à économiser plus de 80 milliards de dollars en haussant les taxes à la consommation et en réduisant les dépenses publiques. Ainsi, il y aura notamment un gel des embauches dans le domaine public et un gel des pensions.
La grève a été déclenchée à minuit dans toutes les institutions gouvernementales, dont les écoles, les aéroports, les tramways, les métros et plusieurs services d'autobus et de transport maritime. Une ligne de métro fonctionne cependant à Athènes afin de permettre aux manifestants de se déplacer. Plusieurs banques et médias sont aussi en grève, alors que les hôpitaux fonctionnent de leur côté au ralenti.
Il y a d'ailleurs eu certains heurts entre les manifestants et les policiers, notamment près du Parlement où des objets auraient été lancées sur les forces de l'ordre. La police a d'ailleurs utilisé les gaz et le poivre de cayenne pour disperser une partie de la foule. 16 personnes ont été arrêtées et deux policiers ont été blessés.
Le mouvement de grève a été initié par la Confédération générale des travailleurs grecs et la Fédération des fonctionnaires Adedy.
Des manifestations sont prévues dans d'autres centres urbains grecs, tels que Salonique.
par Olivier Caron
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