En Floride, aux États-Unis, un juge a refusé lundi que les images de l'incident qui a mené à la mort d'une femme au parc de SeaWorld, en février, puissent être diffusées.
Le magistrat d'Orange County a en effet accordé une injonction temporaire concernant la diffusion des images de la mort d'une entraîneure de SeaWorld qui a été tuée par un épaulard. C'est la famille de Dawn Brancheau qui demande à la cour de bloquer la diffusion des vidéos et des photos captées pendant et après la mort de la femme.
Selon le juge, la diffusion de telles images ne causerait que souffrance et angoisse à la famille de la victime.
La femme de 40 ans, décrite comme une entaîneure d'expérience très qualifiée pour travailler avec les épaulards, a été tuée dans un bassin du centre SeaWorld d'Orlando le 24 février dernier. Il semble que l'épaulard ait agrippé Brancheau par sa queue de cheval alors qu'elle était tournée. Entraînée par la suite dans le bassin par l'animal, la femme est décédée.
Une audition pour confirmer la durée de l'injonction doit avoir lieu le 24 mars prochain et c'est à ce moment qu'on en saura plus sur le sort de ces documents. Sans cette injonction, la diffusion des documents en question serait possible une fois l'enquête terminée.
C'est le Bureau du Sheriff d'Orange County qui veille actuellement sur les vidéos et les photos. Selon le Orlando Sentinel, les photos sont celles prises par les autorités, alors que les vidéos sont ceux de SeaWorld. Une caméra filmant l'intérieur du bassin avait capté les images de l'incident sous l'eau, tout comme une autre qui donnait une vue générale du parc à partir d'une tour. Aucune caméra n'a filmé le moment où Brancheau est attirée dans l'eau par l'épaulard.
Le nom de l'épaulard est Tillikum, qui aurait été impliqué dans au moins un autre décès d'entraîneur dans le passé, soit en 1991 dans un parc aquatique de la Colombie-Britannique.
Cet incident avait aussi relancé le débat sur le fait de garder des épaulards en captivité à des fins de spectacle.
par Olivier Caron
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