jeudi 11 mars 2010 à 8H34

Étudiante voilée expulsée: le Globe and Mail s'en mêle


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Le débat entourant l'expulsion à deux reprises d'une immigrante portant le niqab dans des cours de français au Québec va-t-il se transporter dans le reste du pays?

Les médias du Canada anglais avaient commencé à rapporter l'histoire lors des derniers jours. Or dans un éditorial intitulé «Intolerant intrusion», le Globe and Mail va un peu plus loin en donnant son opinion.

Dans l'édition de ce jeudi, les responsables de l'éditorial estiment que le cas de Naema Ahmed n'est pas un cas d'accommodement, mais qu'il concerne plutôt les limites de la tolérance. C'est ce qui, au Québec, se révèle être «déraisonnable», selon les auteurs, car l'immigrante dans le cas concerné n'agissait pas en tant que modèle, mais bien en tant que simple étudiante.

«Les circonstances de son traitement sont inquiétantes» continue l'éditorial, qui estime aussi que le fait de l'expulser à deux reprises est une solution «encore moins acceptable».

Parlant aussi d'une intrusion «troublante» des politiciens du Québec et des fonctionnaires, le Globe ajoute que tout ce dossier concerne en fait la politique au Québec. «Le gouvernement libéral est sous pression par l'opposition du Parti québécois pour être plus sévère envers ceux qui présentent des différences» peut-on lire. «Les politiciens doivent avoir de meilleures justifications pour limiter les droits individuels qu'une attitude intolérante» lit-on en conclusion de l'éditorial.


par Olivier Caron


VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 4 commentaires


  • Grizzly652 a dit le 11 mars 2010 Signaler ce commentaire

    Pas la première fois que le Globe and Mail dérape sur ce sujet. Souvenez vous de la tristement célèbre Jan Wong qui attribuait les gestes posés par Marc Lépine et Valery Fabrikant au fait qu'ils ne soient pas des "pure laine" Elle considérait la supposée fermeture de la société d'accueil comme un facteur déclenchant aux événements que l'on connait tous.

  • frege99 a dit le 11 mars 2010 Signaler ce commentaire

    Le Globe and Mail a tout à fait raison.

    Il y a quand même beaucoup de Québécois, y compris francophones, qui pensent la même chose, mais ils ne s'expriment pas assez, de peur de se faire traiter de lâches ou d'à-plat-ventristes. Le discours politique sur les minorités au Québec s'est radicalisé avec la montée de l'ADQ, et on mettra du temps avant que la tolérance redevienne rentable pour un leader politique.

    Je suis d'accord avec Lucien Bouchard. René Lévesque doit se retourner dans sa tombe à voir ce que fait Marois, avec son "nous" qui ne sert qu'à faire un "eux" à exclure. Il n'y a qu'à relire "Autant de façons d'être Québécois", le livre blanc du gouvernement Lévesque sur l'intégration des minorités.

    "Jusqu'où doit-on aller? Doit-on se mettre à terre devant les musulmans?" Ma réponse est non - laissons-la suivre tranquillement un cours de français. Ce n'est pas se mettre à terre. Elle ne demande rien sauf que le gouvernement ne lui dise pas comment s'habiller.

    On entend souvent parler de cette histoire qu'elle aurait demandé aux hommes de se retourner. Moi, je n'y crois pas vraiment. Je crois que le cégep s'est mis dans l'idée qu'il ne fallait pas qu'elle porte son niqab, puis a tenté des choses pas recommandables pour y arriver. Alors que la solution la plus simple était de lui laisser son niqab.

    Le cégep dit qu'on l'entendait mal à travers son niqab, mais je ne crois pas que ce soit la vraie raison pour laquelle on l'a expulsée. Le gouvernement l'a suivie jusque dans son nouveau cours de français, parce que d'autres profs - pas les siens - l'avaient aperçue. Visiblement, sa prof du deuxième cours n'avait donc aucun problème.

    Je crois que tout ça va finir par une décision des tribunaux en sa faveur. On pourra reprocher ça aux Canadiens "multiculturalistes", mais le droit à l'égalité et la liberté de conscience sont des valeurs québécoises, et même universelles, pas seulement canadiennes.

    Alors pourquoi le nationalisme québécois civique s'est-il mué en nationalisme quasi-ethnique? Je crois qu'auparavant, face au "nous" québécois, le "eux", c'était le reste du Canada. Après la défaite référendaire, beaucoup de gens sont devenus frustrés, car ils ont commencé à penser qu'ils n'allaient pas pouvoir vaincre ce "eux"-là. Alors il fallait se trouver un nouveau "eux", et malheureusement ils s'en sont pris à des Québécois cette fois-ci, ceux des minorités religieuses.

    Quand je lis toute l'invective dirigée contre cette femme, je ne reconnais plus mon Québec. Je me croirais plutôt en Alberta, pour ne pas dire au Texas. Bravo au Globe d'avoir parlé. Qui va le faire chez nous maintenant?

  • frege99 a dit le 11 mars 2010 Signaler ce commentaire

    Le Globe and Mail a tout à fait raison.

    Il y a quand même beaucoup de Québécois, y compris francophones, qui pensent la même chose, mais ils ne s'expriment pas assez, de peur de se faire traiter de lâches ou d'à-plat-ventristes. Le discours politique sur les minorités au Québec s'est radicalisé avec la montée de l'ADQ, et on mettra du temps avant que la tolérance redevienne rentable pour un leader politique.

    Je suis d'accord avec Lucien Bouchard. René Lévesque doit se retourner dans sa tombe à voir ce que fait Marois, avec son "nous" qui ne sert qu'à faire un "eux" à exclure. Il n'y a qu'à relire "Autant de façons d'être Québécois", le livre blanc du gouvernement Lévesque sur l'intégration des minorités.

    "Jusqu'où doit-on aller? Doit-on se mettre à terre devant les musulmans?" Ma réponse est non - laissons-la suivre tranquillement un cours de français. Ce n'est pas se mettre à terre. Elle ne demande rien sauf que le gouvernement ne lui dise pas comment s'habiller.

    On entend souvent parler de cette histoire qu'elle aurait demandé aux hommes de se retourner. Moi, je n'y crois pas vraiment. Je crois que le cégep s'est mis dans l'idée qu'il ne fallait pas qu'elle porte son niqab, puis a tenté des choses pas recommandables pour y arriver. Alors que la solution la plus simple était de lui laisser son niqab.

    Le cégep dit qu'on l'entendait mal à travers son niqab, mais je ne crois pas que ce soit la vraie raison pour laquelle on l'a expulsée. Le gouvernement l'a suivie jusque dans son nouveau cours de français, parce que d'autres profs - pas les siens - l'avaient aperçue. Visiblement, sa prof du deuxième cours n'avait donc aucun problème.

    Je crois que tout ça va finir par une décision des tribunaux en sa faveur. On pourra reprocher ça aux Canadiens "multiculturalistes", mais le droit à l'égalité et la liberté de conscience sont des valeurs québécoises, et même universelles, pas seulement canadiennes.

    Alors pourquoi le nationalisme québécois civique s'est-il mué en nationalisme quasi-ethnique? Je crois qu'auparavant, face au "nous" québécois, le "eux", c'était le reste du Canada. Après la défaite référendaire, beaucoup de gens sont devenus frustrés, car ils ont commencé à penser qu'ils n'allaient pas pouvoir vaincre ce "eux"-là. Alors il fallait se trouver un nouveau "eux", et malheureusement ils s'en sont pris à des Québécois cette fois-ci, ceux des minorités religieuses.

    Quand je lis toute l'invective dirigée contre cette femme, je ne reconnais plus mon Québec. Je me croirais plutôt en Alberta, pour ne pas dire au Texas. Bravo au Globe d'avoir parlé. Qui va le faire chez nous maintenant?

  • Johanne a dit le 14 mars 2010 Signaler ce commentaire

    PAUVRE IDIOT(E)
    Tu devrais immigré dans leur pays, je crois que tu chanterais une autre chanson apres.......



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