L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a lancé un sérieux avertissement ce mardi concernant la situation en Haïti.
Selon l'OMM, le pays doit disposer au plus vite de services météorologiques opérationnels afin d'éviter de nouvelles catastrophes. Les inquiétudes de l'organisme sont en lien avec le fait que la saison des pluies commencera au début avril et que des d'inondation risquent alors de compliquer grandement une situation déjà extrêmement difficile.
C'est pourquoi l'OMM estime qu'il faut renforcer sans plus tarder la capacité d'Haïti de produire et de diffuser des informations météorologiques et des messages d'alerte. Or, les installations météorologiques du pays sont inutilisables depuis le séisme du 12 janvier dernier.
Actuellement, des pays membres de l'OMM fournissent des informations météo en ce qui concerne Haïti. L'organisation veut maintenant que le Service météorologique haïtien «dispose des capacités et des compétences de base nécessaires pour traduire et diffuser ces informations à l'intention des décideurs et du public locaux pendant les prochaines saisons des pluies et des ouragans».
L'OMM vise un rétablissement dans les six à douze mois à venir des services météorologiques opérationnels de base. Le coût est estimé à un million de dollars US pour obtenir, entre autres, la remise en état des stations météorologiques automatiques et des locaux opérationnels. Le bâtiment du Centre météorologique a en effet subi des dégâts importants lors du tremblement de terre.
Actuellement, une vingtaine de météorologues haïtiens sont en service à partir d'une tente sur le tarmac de l'aéroport de Port-au-Prince. Un petit bureau est aussi installé dans les locaux de l'aviation civile.
Selon l'OMM, plus de 90% des catastrophes qui touchent Haïti sont associée aux aléas météorologiques, hydrologiques et climatiques.
Par ailleurs, l'Organisation mondiale de la Santé a annoncé mardi qu'elle n'allait plus fournir de médicaments gratuits aux hôpitaux haïtiens qui les font payer à leurs patients. L'ONU estime qu'une douzaine d'hôpitaux publics ou privés auraient fait payer des médicaments aux patients.
par Olivier Caron
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