C'est ce mardi que s'ouvre en France le très attendu procès sur l'écrasement du Concorde d'Air France, survenu il y a près de 10 ans.
C'est l'entreprise américaine Continental ainsi que cinq individus qui sont poursuivis relativement à l'écrasement survenu le 25 juillet 2000 à Gonesse, en France. Le vol 4590 s'était écrasé peu de temps après son décollage de l'aéroport Charles-de-Gaulle. 113 personnes avaient alors perdu la vie, dont quatre dans un hôtel percuté par l'appareil.
Une première enquête avait soutenu qu'une lamelle en titane aurait crevé un pneu de l'avion. Les éclats de caoutchouc auraient perforé un réservoir, ce qui a mené à l'écrasement. Or, le Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) a estimé que cette lamelle aurait été perdue par un DC-10 de Continental Airlines qui avait déjà décollé.
Plusieurs autres causes sont envisagées concernant l'accident. Continental est d'avis que le Concorde avait pris feu huit secondes avant de rouler sur la lamelle de 43 cm et affirme pouvoir le prouver. C'est donc une bataille d'experts qui aura lieu lors de ce procès.
Il est d'ailleurs à noter que puisque la plupart des familles de victimes ont touché une forte indemnisation, elles ont ont renoncé à se porter partie civile.
Air France et British Airways ont retiré leurs flottes de Concorde en 2003.
par Olivier Caron
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