Le gouvernement du Québec s'apprête à lancer une offensive afin de sauver le registre des armes à feu, actuellement menacé par un projet de loi privé qui a été approuvé en deuxième lecture par les élus fédéraux mercredi.
Comme le rapporte Le Devoir vendredi, le ministre de la Sécurité publique du Québec Jacques Dupuis est déçu que le projet de loi ait franchi une première étape aux communes. Il entend donc se rendre à Ottawa avec une délégation du Québec non partisane pour manifester son désaccord.
En fait, le ministre Dupuis veut être entendu en comité parlementaire et il souhaiterait y aller avec tous les membres de la coalition. Il dénonce la stratégie conservatrice dans ce dossier, se disant déçu de l'«entourloupette» du gouvernement, soit de faire déposer un projet de loi privé. Cette façon de faire a entraîné un vote libre qui échappe aux lignes de parti et qui permet d'envoyer le projet de loi en comité parlementaire.
Selon Jacques Dupuis, l'Assemblée nationale fait front commun pour demander que la partie du registre des armes à feu qui est menacée ne soit pas abolie. Outre des politiciens, des représentants de l'ordre des psychologues, des parents des victimes de Polytechnique et d'autres intervenants pourraient aussi être de la partie.
Le ministre de la Sécurité publique reste cependant prudent et qualifie de «prématurée» l'idée de rapatrier le registre au Québec, soutenant que l'efficacité du registre est meilleure si le tout est pancanadien.
Le projet de loi privé vise à supprimer l'obligation aux propriétaires de carabines d'enregistrer leurs armes. Or, comme le rapporte Le Devoir, ce sont ces mêmes armes de chasse qui composent plus de 90% du registre, qui compte 7,36 millions d'inscriptions
(source: Le Devoir)
par Olivier Caron
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