Le mari de Sylvie Hébert, cette femme de 42 ans qui a succombé mardi à la grippe A (H1N1), a livré un touchant témoignage.
Celui-ci est publié vendredi par La Presse et l'homme y explique que le virus a frappé sa conjointe de manière foudroyante. Celle-ci, légèrement asthmatique, mais en excellente condition physique, a en effet vu son état se dégrader extrêmement rapidement.
Comme l'explique le mari, lui aussi porteur du virus, quelques symptômes étaient visibles chez sa femme le 29 octobre dernier, dont un léger mal de tête, puis elle s'est ensuite sentie grippée et a préféré ne pas aller au travail le vendredi 30 octobre. Le samedi, elle s'est mise à tousser puis a demandé à son conjoint de l'amener au Centre hospitalier Anna-Laberge, où elle travaillait comme commis au service informatique.
Une fois là -bas, elle a été admise à l'urgence, puis a été envoyée dans une chambre isolée. Son état s'est ensuite rapidement dégradé. Elle a été intubée dimanche. Selon son mari, sa femme a rapidement compris que le virus affectait ses muscles et ses organes vitaux.
Lors de cette journée, elle lui a demandé de dire à leur fils de 13 ans qu'elle l'aimait. Soutenant s'être battue, mais ne plus en être capable, elle a envoyé un baiser à son mari puis est partie. Elle ne s'est plus réveillée et est décédée mardi le 3 novembre, après avoir été transférée à l'hôpital Saint-Luc, à Montréal, suite à un arrêt cardiaque.
Le mari de la troisième victime québécoise de cette deuxième vague du virus dit ignorer où le couple a contracté la maladie. Deux jours avant l'apparition de symptômes, Sylvie Hébert avait pourtant été vaccinée contre le H1N1 avec ses collègues du Centre Anna-Laberge, mais il semble que le vaccin n'ait pas eu le temps de faire effet. Selon la direction de santé publique de la Montérégie, il est impossible que cette femme ait développé la maladie à cause de la vaccination.
Le mari de cette victime a affirmé y croire et soutient lui aussi que sa femme était porteuse du H1N1 avant la vaccination. Il enjoint d'ailleurs la population à aller se faire vacciner, lui qui a été témoin de ce que la grippe peut faire.
(source: La Presse)
par Olivier Caron
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