La veuve du boxeur Arturo Gatti n'aura pas le droit de toucher l'avance sur l'héritage qu'elle demandait.
Selon son avocat, Amanda Rodrigues a besoin 350 000 dollars pour subvenir à ses besoins essentiels et à ceux du fils du couple ainsi que pour payer ses avocats. Une demande à cet effet avait été déposée lundi, pour obtenir en guise d'avance 150 000 dollars pour ses dépenses juridiques, 150 000 dollars de patrimoine familial et 50 000 dollars pour ses frais d'avocats.
Finalement, le juge Paul Chaput en est venu à la conclusion qu'il ne peut accorder autant d'argent tant que la bataille judiciaire entourant la succession de Gatti n'est pas réglée. Il a cependant accordé 30 000 dollars à la veuve pour ses frais d'avocat. Elle recevra aussi une somme de 10 000 dollars pour les frais de garde de son enfant.
La femme voulait aussi ramener au Brésil un chien, actuellement sous la garde de la mère du défunt, mais le juge a statué qu'il n'y a pas d'urgence en ce qui concerne cette question. Le magistrat a aussi accordé à Amanda Rodrigues le droit d'entrer dans le condominium du boxeur pour y prendre ses effets personnels. La veuve n'était pas présente en cour ce matin.
L'avocat de la femme de 23 ans a déposé lundi devant la cour un testament fait devant notaire, trois semaines avant la mort du boxeur et qui faisait de sa femme l'un des héritiers. Elle obtient, selon ce document, un tiers de l'héritage, les deux autres tiers allant au fils du couple ainsi qu'à la fille du boxeur née d'une autre union. L'héritage serait d'une somme évaluée entre six et dix millions de dollars.
Lundi, la famille du boxeur Arturo Gatti, décédé au Brésil l'été dernier, s'est aussi présentée au palais de justice de Montréal pour présenter une requête d'annulation du testament favorisant Rodrigues, afin d'empêcher cette dernière de recevoir une partie de l'héritage. Le tout sera débattu subséquemment devant la cour, car le juge a refusé d'annuler la requête de la famille, comme le voulait Amanda Rodrigues.
(sources: Corus Nouvelles, Rue Frontenac, Radio-Canada)
par Olivier Caron
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