La ministre des Transports du Québec Julie Boulet s'est engagée, lundi, à inclure dans un projet de loi quelques-unes des 27 recommandations émises dans le second rapport de la Table québécoise de la sécurité routière.
Au cours des prochains jours, la ministre entend proposer à l'Assemblée nationale de faire passer de 0,08 à 0,05 mg par 100 ml de sang le taux d'alcoolémie toléré pour les conducteurs.
Ceux qui se feront prendre avec un taux égal ou légèrement supérieur à 0,05 verront leur permis de conduire suspendu pour 24 heures.
Il s'agit là d'une mesure administrative et non criminelle puisque ni amende, ni point d'inaptitude ne seront imposés au conducteur fautif et son véhicule ne sera pas saisi par les policiers.
La ministre soutien que cette mesure améliorera le bilan routier au Québec. Elle a expliqué qu'entre 0,05 et 0,08, il y a cinq fois plus de risques d'être impliqué dans un accident mortel et pour les jeunes conducteurs, il y a neuf fois plus de risques.
Le taux d'alcoolémie de 0,05% est déjà en vigueur dans les autres provinces canadiennes.
Rappelant que sept jeunes de moins de 25 ans ont perdu la vie sur les routes du Québec ce week-end, la ministre Boulet a affirmé qu'ils seraient particulièrement ciblés par ce projet de loi, le comportement des jeunes conducteurs étant très préoccupant.
Des amendes de 1000 $ et 1500 $ pourraient être imposées aux conducteurs reconnus coupables d'avoir coursé en voiture ou d'avoir fait du «car surfing». Leur permis de conduire sera suspendu pour sept jours et leur véhicule sera saisi également pour sept jours.
Les conducteurs de 21 ans et moins n'auraient plus le droit de prendre à la fois de l'alcool et le volant. Mme Boulet a déclaré que ce sera zéro alcool pour les premières années d'expérience de conduite.
Sur l'ensemble des conducteurs de moins de 24 ans qui ont perdu la vie dans un accident de la route, 43% avaient un taux d'alcoolémie supérieur à la limite permise par la loi.
(sources: LCN, Radio-Canada)
par Laura Boudreau
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