Après des semaines de spéculations et d'incertitudes, la situation de Caster Semenya se clarifie. La coureuse sud africaine serait un hermaphrodite, soit une personne qui possède les organes reproducteurs féminin et masculin.
Selon le Daily Telegraph, l'athlète de 18 ans n'aurait pas d'utérus ni d'ovaires, mais possèderait des testicules internes qui seraient responsables de son taux de testostérone trois fois plus élevé que celui d'une femme.
La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) pourrait empêcher Caster Semenya de participer à de futurs événements et lui suggère de passer sous le bistouri puisque son état risque de lui causer de graves problèmes de santé.
L'organisme n'a toujours pas statué au possible dépouillement de sa médaille d'or au 800 mètres, obtenue avec une marge écrasante de deux secondes sur sa plus proche poursuivante aux mondiaux de Berlin.
La Sud-Africaine ne serait pas le seul cas hermaphrodite en athlétisme. Selon le secrétaire général de l'IAAF, Pierre Weiss, Caster Semenya est la huitième athlète au genre sexuel suspect depuis 2005. Il a précisé que tous ces cas avaient été traités dans la plus stricte confidentialité.
Le conseil exécutif de l'IAAF se réunira le 20 et 21 novembre afin d'analyser les différents rapports émis à savoir si oui ou non, Caster Semenya est une femme. Il devra aussi déterminer si la championne du monde du 800 mètres tire un avantage de son intersexualité par rapport aux autres athlètes féminins.
(sources : Sport365, Le Parisien)
par Laura Boudreau
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