Une esthéticienne de Kelowna, en Colombie-Britannique, a été renvoyée par son employeur par le biais de Facebook. Une situation qui amène le débat du «cyber-renvoi» sur la place publique.
Crystal Bell, une jeune mère monoparentale, indique qu'il s'agit peut-être de la voie du futur, mais que cela n'est vraiment pas humain. Elle a découvert qu'elle perdait son emploi en regardant ses courriels Facebook avant de partir travailler à la fin novembre.
Cette ancienne employée d'un spa, qui admet aussi avoir été embauchée via Facebook, travaillait là depuis deux semaines seulement lorsqu'elle a été renvoyée pour avoir omis de se présenter à une réunion d'équipe lors de sa journée de congé.
Crystal Bell s'est tout de même rendue au travail parce qu'elle croyait à une mauvaise blague.
Ce renvoi a causé une petite tempête sur le Web, avec des avocats spécialisés en emploi et des experts en ressources humaines qui ont blogué sur la question du «cyber-renvoi» et se sont questionné pour savoir si cette méthode équivalait à une lettre de renvoi.
Aux États-Unis, Radio-Shack a déjà soulevé un tollé il y a deux ans après avoir avisé 400 employés via courriel qu'ils perdaient leur emploi.
Un avocat du travail de Vancouver estime qu'il y a des raisons légales et humanitaires démontrant qu'il ne faut pas renvoyer un employé par courriel ou par quelque autre forme de communication électronique que ce soit.
Crystal Bell a dit avoir contacté un avocat mais on lui a avoué qu'elle aurait peu de chance étant donné qu'elle ne travaillait au spa que depuis deux semaines.
Son ancienne patronne défend sa méthode de renvoi en arguant qu'elle avait tenté d'appeler Mme Bell après qu'elle ait manqué la réunion d'employés, mais qu'elle ne pouvait la rejoindre. Elle dit qu'elle voulait régler cette affaire le soir même, et non au spa devant d'autres employés et des clients.
(source: The Calgary Herald)
par Geneviève Allard
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