Le Journal de Montréal est officiellement en lock-out.
La présidente et éditrice du Journal, Lyne Robitaille, a publié une mise au point aux lecteurs dans l'édition de samedi pour expliquer que la décision était inévitable en raison de l'arrêt des négociations.
Elle a précisé que le syndicat refusait le dialogue et exigeait de conserver des privilèges qui n'ont plus leur place dans le monde médiatique d'aujourd'hui, dominé par le web. Elle affirme d'ailleurs que la popularité d'Internet, de la télévision et des journaux gratuits comme le 24 heures, qui appartient aussi à Québécor, a fait baisser considérablement les revenus du Journal.
Les journalistes insistent pour conserver leur semaine de 30 heures de travail réparties sur quatre jours, ainsi que six semaines de vacances payées à une fois et demi leur salaire régulier. Selon certaines sources les employés refuseraient aussi d'écrire pour le web, ce qui explique que le Journal n'ait toujours pas de véritable site Internet bien que ses publications sœurs en aient.
Le conflit pourrait toutefois être très, très long puisque la rumeur veut que le syndicat ait un fonds de grève permettant de verser aux employés 70% de leur salaire pendant deux ans.
par Karine Chateauneuf
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