Le chef du Parti libéral du Canada Stéphane Dion a affirmé que l'appui à son leadership reste inchangé au sein du caucus de son parti.
Il a fait cette déclaration à la sortie du caucus libéral qui se tenait après la décision de la gouverneure générale Michaëlle Jean d'accepter de proroger le Parlement. Rappelons que le leader libéral doit quitter ses fonctions en mai 2009, une décision prise après le scrutin fédéral du mois d'octobre où son parti a subi de lourdes pertes, alors que sa députation passait de 95 à 77 députés. «L'appui pour mon leadership est très fort pour les prochains mois et bien sûr, on va tous travailler afin d'améliorer tout ce qui doit être amélioré pour mieux servir les Canadiens» a affirmé Stéphane Dion.
Le leader libéral veut ainsi faire taire les bruits émanant de la colline parlementaire qui avancent que plusieurs députés libéraux s'interrogent sur la pertinence de remplacer le gouvernement Harper en compagnie des néo-démcorates et qui voudraient un départ rapide de Stéphane Dion. Plusieurs députés libéraux seraient en fait mal à l'aise avec l'idée de voir Stéphane Dion devenir premier ministre, ne serait-ce que temporairement.
La coalition
Quant à la coalition formée avec le NPD et appuyée par le Bloc québécois, Stéphane Dion soutient qu'elle reste toujours soutenue par ses députés. «Moi, je peux résumer ce caucus en une phrase: l'appui à la coalition est tellement fort dans le caucus que le moins qu'on puisse dire est que pour renverser ça, monsieur Harper aura une tâche monumentale» a dit d'emblée le chef en sursis. Il estime que le caucus libéral est extrêmement méfiant envers le premier ministre et tout à fait opposé à son leadership à la tête du gouvernement. Il dit que son parti continuera à travailler avec les autres formations pour trouver une solution à la crise politique actuelle.
Par ailleurs, à propos de la piètre qualité de la présentation visuelle de son discours enregistré qui a été offert hier soir, Stéphane Dion a soutenu que c'était inacceptable et qu'il veut une enquête sur le professionnalisme de la démarche. Il a ajouté à la blague que le tout paraissait bien à la radio.
Prorogation du parlement
Ce jeudi, à Ottawa, le premier ministre du Canada Stephen Harper a demandé et obtenu de la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean la prorogation du Parlement fédéral.
La réunion entre la gouverneure générale et le premier ministre s'est déroulée pendant plus de deux heures en matinée à Rideau Hall, la résidence de fonction de Michaëlle Jean.
La prorogation du parlement met donc fin à l'actuelle session parlementaire et à tous les travaux en cours. La nouvelle session reprendra le 26 janvier 2009, avec un nouveau discours du Trône et un budget. Il n'y aura donc pas de vote lundi prochain, le 8 décembre.
Hier, le premier ministre Harper a fait un discours à la nation où il dénonçait la coalition. Il a entre autres affirmé que le PLC, le NPD et le Bloc québécois veulent «briser le pays». «Je vais être très clair sur ce point. Notre gouvernement du Canada ne peut pas former une coalition en partageant le pouvoir avec un parti séparatiste» a affirmé Stephen Harper. Les chefs de l'opposition ont aussi réagi en soirée.
Rappelons que le gouvernement minoritaire conservateur a été réélu le 14 octobre et fait face en ce moment à une grave crise politique. L'opposition a signé une entente pour faire tomber son administration et la remplacer par un gouvernement dirigé par le Parti libéral du Canada et le Nouveau parti démocratique avec l'appui du Bloc québécois. La coalition aurait comme premier ministre le chef libéral Stéphane Dion.
par Olivier Caron
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