jeudi 13 novembre 2008 à 21H12

Pour faire partie de l'administration Obama, il faut montrer patte blanche


Vous voulez un emploi dans l'administration Obama? Pour ceux dont c'est le cas, il faudra montrer patte blanche.

Le questionnaire de sept pages envoyé par le bureau du président élu Barack Obama à ceux qui veulent avoir un poste haut placé dans cette administration est vu par certains observateurs comme l'un des plus invasifs du genre. Le questionnaire inclut 63 questions sur les antécédents personnels et professionnels. Il force les chercheurs d'emploi à documenter avec précision leurs accomplissements ainsi que leurs mauvais coups passés.

Seuls les petits détails sont exclus, comme par exemple les infractions au Code de la route qui impliquent une amende de moins de 50 $. Par exemple, à la question 59, les applicants à des postes dans l'administration Obama doivent spécifier si eux ou un membre de leur famille ont une arme à feu. Ils doivent inclure à leur demande tout courrier électronique qui pourrait mettre dans l'embarras le président élu ainsi que les commentaires faits sur Internet, les alias utilisés et le lien vers leur page du site de socialisation Facebook.

En ces temps de crise financière et alors que le gouvernement américain a élaboré un plan de 700 milliards de dollars pour venir en aide à certaines institutions financières, les postulants doivent entre autres spécifier si eux ou un membre de leur famille ont pu avoir des liens avec les Fannie Mae, Freddie Mac et AIG de ce monde. La question 18 les interroge à ce sujet.

De plus, les employés de maison, les textes des discours prononcés et les CV envoyés au cours des dix dernières années sont des éléments demandés. Même les journaux intimes y passent et l'administration Obama demande si ceux-ci contiennent quoi que ce soit suggérant un possible conflit d'intérêts ou un élément compromettant.

«Le président Obama s'est engagé à changer la façon de faire à Washington et le processus de sélection en est un exemple» affirme la porte-parole principale de la transition, Stephanie Cutter, selon ce que rapporte le New York Times.

(source: New York Times, Figaro)



par Olivier Caron




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