Les choses ne s'améliorent pas entre la ville de Québec et ses cols bleus. Après l'ultimatum lancé par le maire Régis Labeaume, le Syndicat des cols bleus de la ville de Québec dépose une plainte auprès de la Commission des relations du travail pour négociation de mauvaise foi.
La semaine dernière, le maire de Québec Régis Labeaume a demandé aux associations syndicales de revenir à la table des négociations pour parvenir à des ententes sur les contrats de travail avant le 1er décembre. Régis Labeaume soutenait que si cela n'est pas fait, la ville va réviser à la baisse son offre salariale et ne versera pas de rétroactivité.
Dans la plainte déposée ce mercredi, les cols bleus demandent de maintenir après le 1er décembre l'offre salariale déposée en juin 2007 et de poursuivre les négociations de bonne foi.
«Dans son fameux ultimatum lancé à tous les travailleurs syndiqués, le maire Labeaume nous demande de reprendre les négociations alors que nous sommes toujours à la table! Déjà , on remarque qu'il comprend mal ce qui se passe» affirme Réjean Rochette, vice-président du Syndicat canadien de la fonction publique 1638, dans un communiqué sur le site Internet de l'organisation.
«Cela fait des mois que nous demandons des statistiques, des chiffres, des dossiers concernant les absences pour maladie, le régime de retraite, les assurances, etc. Ce refus de la Ville ralentit tout le processus» affirme pour sa part le conseiller au Syndicat canadien de la fonction publique Denis Plante dans le même communiqué.
En entrevue à Radio-Canada, Denis Plante soutient qu'une négociation ne se fait pas par ultimatum. Il ajoute que l'esprit d'une négociation doit avoir pour but de faire progresser les choses vers une entente et que l'ultimatum conduit plutôt vers une impasse. Il dit souhaiter que la plainte soit entendue le plus tôt possible.
Ce mercredi soir, les cols bleus de la ville de Québec doivent décider si des moyens de pression seront exercés dans les prochains jours.
(source: Syndicat canadien de la fonction publique, Ville de Québec, Radio-Canada)
par Olivier Caron
Services