jeudi 27 novembre 2008 à 19H26

Énoncé économique: loin de plaire à l'opposition


Suite à la mise à jour économique, les intervenants des partis d'opposition à la Chambre des communes se sont tous dits en désaccord avec les positions du gouvernement minoritaire de Stephen Harper. Tant libéraux que bloquistes et néo-démocrates devraient voter contre.

Selon le chef en sursis du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, sa formation ne peut pas appuyer le plan conservateur. «Nous ne pouvons pas le faire, car ce n'est pas un plan pour stimuler l'économie. C'est un plan pour cacher un déficit. Un déficit qui se montera à 6 milliards de dollars l'année prochaine» a affirmé le chef libéral, en ajoutant qu'il y a dans cette mise à jour des éléments non précisés. Stéphane Dion énumère entre autres des compressions en services et dans les programmes ainsi que des ventes d'actifs non précisées.

«Il y a bien sûr aussi une absence de véritable plan pour stimuler l'économie et sauver les emplois» a ajouté Stéphane Dion. Il a aussi soutenu que la mise à jour contient des attaques contre ceux qui ne pensent pas comme les conservateurs. «Il est clair que l'on ne peut pas appuyer ce plan, mais que si ce plan nous est présenté pour un vote, on ne pourra pas voter pour».

Par ailleurs, lors d'un entretien avec le réseau RDI, le député du Nouveau parti démocratique d'Outremont, Thomas Mulcair, a affirmé que les conservateurs ne proposent rien pour l'avenir. «Les conservateurs ne proposent strictement rien, alors on va voter contre» a dit le député Mulcair, tout en spécifiant que son parti désire un train de mesures économique pour stimuler l'économie et créer de l'emploi.

Le chef du Bloc québécois abonde dans le même sens que ses collègues des autres partis d'opposition. Gilles Duceppe soutient que le premier ministre Stephen Harper n'est pas responsable et qu'il choisit d'étouffer l'économie. Selon le leader bloquiste, les conservateurs laissent tomber les entreprises, les régions et les gens.

Cette mise à jour économique devrait faire l'objet d'un vote de confiance à la mi-décembre. Est-ce que cette opposition généralisée signifie que d'autres élections seront déclenchées, moins de deux mois après le scrutin du 14 octobre? Pas nécessairement, puisque par le passé, les partis d'opposition ont déjà voté contre le gouvernement lors de votes de confiance, tout en se présentant en nombre insuffisant au moment du vote à la Chambre des communes.

(source: Radio-Canada, TVA)


par Olivier Caron




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