À trois semaines de l'élection présidentielle et à la veille du troisième et dernier débat entre les candidats présidentiels mercredi soir, les troupes républicaines commencent à douter de la capacité de John McCain de rebondir dans les intentions de vote et les sondages. Certains mettraient même en doute sa stratégie pour tenter de prendre le contrôle de la Maison Blanche, la campagne électorale complètement dominée par la crise financière.

L'ancien président de la Chambre des représentants et haut responsable républicain Newt Gingrich a soutenu que John McCain doit persuader qu'il est différent de George Bush et qu'il est meilleur qu'Obama sur l'économie.
Plusieurs élus républicains ont dit que John McCain aurait dû insister plus rapidement sur les liens de Barack Obama avec des militants radicaux. Ce lapin est sorti du chapeau il y a environ deux semaines et montre présentement, aux yeux de ces élus anonymes, que John McCain est un candidat aigri, coléreux et désespéré.
Pour remonter la pente, ces élus ont dit que John McCain devrait changer de ton, adopter une stratégie de rebond plutôt que d'attaque et imposer sa stature présidentielle, tout en semant le doute sur les capacités de Barack Obama à diriger.
Le candidat républicain a déjà annoncé dimanche son intention de «botter le vous-savez-quoi» du candidat démocrate lors du prochain débat télévisé qui aura lieu mercredi soir, à Hempstead, dans l'État de New York.
Aucun des républicains qui se sont prononcés sur le cas McCain n'ont toutefois estimé que la partie était perdue et que le candidat peut gagner s'il devient ce visionnaire optimiste que les Américains attendent, en plein tourment économique.
Cela dit, le stratège politique de George W. Bush durant l'élection de 2004, Matthew Dowd, soutient que cette campagne est totalement hors de portée de McCain, comme si seuls une erreur ou un événement extérieur pouvaient empêcher Barack Obama de remporter le siège à la Maison Blanche le 4 novembre.
(Source: La Presse Canadienne)
par Geneviève Allard
Services