C'est ce mercredi, en fin d'après-midi, que la direction du Grand Prix de Formule 1 de Montréal a réagi à l'annulation de la course qui devait se tenir en juin 2009. Lors du dévoilement du calendrier 2009, la Fédération internationale automobile (FIA) a annoncé hier, mardi, que la course de Montréal ne serait pas présentée l'an prochain.
La direction du Grand Prix a confirmé ce que Bernie Ecclestone a déclaré ce mercredi, soit que c'est un différend commercial qui mène à l'annulation. La nature de ce différend n'a pas été spécifiée. La décision, qualifiée d'unilatérale, a cependant pris tout le monde par surprise dans l'organisation, qui a appris le tout par communiqué.
Paul Wilson, vice-président marketing du Grand Prix du Canada, a cependant spécifié que l'appel à de l'aide gouvernementale est écarté, affirmant que le marché n'est plus viable en ce moment en raison des nouvelles demandes de la Formule 1. Le promoteur de l'évènement, Normand Legault, est présentement en Europe pour des raisons personnelles et ne pouvait se déplacer pour la conférence.
Le grand manitou de la Formule 1, Bernie Ecclestone, avait confirmé plus tôt aujourd'hui que c'était un «problème technique dans le contrat» qui a causé l'annulation du Grand Prix de Montréal. Lors d'un entretien téléphonique avec l'agence Bloomberg, Ecclestone s'est cependant montré catégorique face à l'annulation de la course pour 2009, affirmant qu'il était sûr que Montréal ne présentait pas de course l'an prochain. Il soutient que l'absence d'une course en Amérique du Nord est décevante, mais que le circuit pourrait y revenir.
Cette déclaration va-t-elle mettre fin aux efforts des instances québécoises et Montréalaises afin de faire changer d'idée la FIA? Chose certaine, hier, le maire de la ville de Montréal a affirmé ne pas baisser les bras dans ce dossier, tout comme le premier ministre du Québec Jean Charest.
En réaction à l'annulation effective du Grand prix de Montréal, Charles Lapointe, pdg de Tourisme Montréal interrogé par le réseau TVA en fin d'après-midi, a affirmé que la nouvelle est catastrophique pour l'industrie touristique. Il a tenu à rappeler que cet évènement représente des retombées de 90 à 100 millions de dollars en dépenses touristiques dans la métropole à chaque année.
C'est la troisième fois depuis 1967 et la première fois depuis 1987 que la F1 ne s'arrêtera pas au Canada.
Source: Radio-Canada, La Presse
par Olivier Caron
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