lundi 20 octobre 2008 à 20H45

Départ de Stéphane Dion: certains saluent, d'autres critiquent


stephane_dion10.jpgSuite à la décision de Stéphane Dion de quitter la direction du Parti libéral du Canada une fois son successeur connu, les réactions ont fusé de partout dans le milieu politique.

Le leader adjoint du PLC ainsi qu'ancien adversaire de M. Dion pour la chefferie du parti, Michael Ignatieff, a affirmé ce lundi qu'il remerciait celui-ci pour son service public et son engagement. Celui qui est vu comme l'un des députés ayant des visées sur la direction du parti a aussi dit avoir hâte de travailler avec son chef lors de la prochaine session parlementaire.

Plusieurs autres députés, tels que Denis Coderre et Bob Rae, candidats probables au poste de chef, ainsi que Pablo Rodriguez, sont aussi intervenus sur la place publique afin de répéter le même type de message. Denis Coderre a d'ailleurs tenu à défendre la décision de Stéphane Dion d'assurer son propre intérim en assurant que celui-ci est le chef jusqu'à ce qu'il veuille le rester. Selon lui, il est inutile de débattre sur le fait que Stéphane Dion aurait dû partir immédiatement ou s'il a pris la bonne décision.

Robert Fragasso, le président de l'aile québécoise du PLC, a quant à lui reconnu que le manque d'argent avait été un problème lors de la campagne. Il dit respecter la décision du chef de rester en poste pour assurer la transition, mais a affirmé à la télévision de Radio-Canada que ce sera un grand défi pour lui de demeurer président par intérim jusqu'au prochain congrès. D'autres ténors du parti ont des opinions beaucoup plus tranchées. Par exemple, le sénateur libéral Francis Fox soutient que Stéphane Dion a raté sa sortie et qu'il n'aurait pas dû prendre seul la décision d'assurer l'intérim sans consulter le caucus du parti. Il estime qu'il aurait personnellement préféré que quelqu'un d'autre assure la transition.

Par ailleurs, des politiciens d'autres partis s'en sont tenus pour le moment à des déclarations neutres. C'est le cas du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a salué le travail de son adversaire politique et souligné la dignité de Stéphane Dion. Le premier ministre du Québec Jean Charest a quant à lui offert ses voeux au chef libéral, estimant que celui-ci avait travaillé honnêtement et ouvertement avec ses collègues.

(source: La Presse Canadienne, Radio-Canada)


par Olivier Caron




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