lundi 27 octobre 2008 à 21H30

PLC: l'aile québécoise veut l'abolition temporaire du poste de lieutenant


liberal_canada.jpgLe clan politique de Stéphane Dion, chef du Part libéral du Canada jusqu'à ce que la formation ait trouvé un nouveau leader, semble être aussi menacé par le vent de contestation qui souffle.

Plusieurs libéraux se sont réunis ce lundi soir à Montréal, alors que le Conseil de direction du PLC section Québec faisait le point sur la situation du parti. Plutôt que de demander des comptes à Céline Hervieux-Payette, la lieutenante québécoise de Stéphane Dion, après les résultats décevants des dernières élections, le Conseil a demandé l'abolition de façon temporaire du poste de lieutenant, jusqu'à ce qu'un nouveau chef de parti soit nommé. Cette motion a été soumise au vote et a été entérinée par 16 voies contre 12, selon ce que rapporte la télévision de Radio-Canada.

Stéphane Dion donnera demain, mardi, sa réponse à la demande du Conseil, qui demande aussi le remplacement de Céline Hervieux-Payette au poste de leader libérale au Sénat. Cet organe exécutif ne peut décider seul de cette destitution et la réponse finale appartient en effet au chef.

Rappelons que lors du scrutin du 14 octobre dernier, les libéraux ont fait élire 77 députés, dont seulement 14 au Québec, contre 143 conservateurs et 49 bloquistes. À la dissolution du Parlement, les libéraux avaient 95 députés.

Céline Hervieux-Payette, ancienne ministre fédérale nommée au Sénat canadien en 1995 par le premier ministre libéral Jean Chrétien, a pris de nombreuses décisions contestées en tant que lieutenante québécoise du chef. Cependant, selon Radio-Canada, même si plusieurs députés libéraux critiquent son bilan, personne ne serait présentement prêt à la remplacer. La principale intéressée a affirmé lors de la dernière fin de semaine qu'elle n'abandonnerait pas son poste tant que son chef ne lui demandera pas de le faire.

Rappelons que lundi dernier, Stéphane Dion a annoncé qu'il quitte la direction du PLC, mais qu'il reste en poste tant et aussi longtemps que le parti ne lui aura pas trouvé de remplaçant, une décision contestée par plusieurs libéraux. Ceux-ci estiment qu'une telle situation affaiblira le parti en chambre d'ici à ce qu'un autre chef soit nommé. Jeudi dernier, lors du caucus libéral, la députée de Laval-les-Îles, Raymonde Folco, a même qualifié Stéphane Dion de «canard boiteux ». Elle estime que dans la situation actuelle, les autres partis savent qu'il part et qu'il lui sera difficile d'avancer quelque opinion que ce soit en n'ayant pas l'autorité morale pour le faire.

Quant aux successeurs en lice pour le siège de conducteur des libéraux, Michael Ignatieff et Bob Rae semblent intéressés, mais n'ont encore rien confirmé. Ces deux libéraux étaient les principaux candidats pour remplacer Paul Martin lorsque Stéphane Dion a remporté l'investiture libérale dans la surprise générale en décembre 2006.

Les candidatures possibles à la succession de Stéphane Dion sont nombreuses, mais pour le moment, seul Denis Coderre, député de Bourassa, a démontré clairement son intention de se présenter. Les noms de l'ex-ministre des Affaires étrangères John Manley et de Frank McKenna, ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick, reviennent souvent, tout comme ceux de Martin Cauchon, David McGuinty, frère du premier ministre ontarien Dalton McGuinty, et Dominic Leblanc.

(soruce: Radio-Canada)


par Olivier Caron




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