En plus de porter des pantalons voyants et un dossard de la Fraternité des policiers, les policiers de Montréal ont cessé de donner des constats aux contrevenants, en plus de faire laver leur auto et de faire le plein plus souvent.

Depuis lundi, un policier qui arrête un contrevenant l'informe que le constat sera envoyé par la poste. Le tout est dans le but d'exprimer le mécontentement des policiers en prévision du renouvellement de la convention collective. Cela alourdit toutefois l'administration et les revenus du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) diminuent. Qui plus est, des constats mal remplis permettent au contrevenant de les contester.
Le directeur du SPVM, Yvan Delorme est irrité et a demandé mercredi au Conseil des services essentiels de cesser de permettre que les policiers portent des pantalons colorés parce que cela peut provoquer des affrontements avec les citoyens. Le Conseil a dit qu'il ne prendrait pas de décision pour le moment, mais que la situation allait être suivie de près.
Les négociations difficiles sont alourdies par les rapports houleux entre les deux camps à la suite des émeutes à Montréal-Nord et de la mort de Freddy Villanueva, tué par un policier. Le rapport de la Sûreté du Québec sur les événements devrait sortir bientôt, ce qui pourrait compliquer les choses.
(Source: Le Journal de Montréal)
par Geneviève Allard
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