John McCain s'est présenté jeudi soir à la convention républicaine qui a cours à St. Paul au Minnesota. La veille, sa colistière, Sarah Palin, avait été pour le moins combative et fort applaudie. John McCain lui s'est présenté comme le candidat du changement, le candidat qui s'élèvera au-dessus des idées partisanes, sans toutefois balayer les valeurs conservatrices de la base du Parti républicain.

Le sénateur de 72 ans mettait fin, avec son discours, à une convention où il a été beaucoup question de patriotisme et de sécurité nationale. Reconnu pour son indépendance d'esprit, son héroïsme de prisonnier de guerre et son côté franc-tireur.
Durant tout son discours, John McCain s'est employé à ne pas mentionner le président Bush, sauf lors des remerciements d'usage.
John McCain a argué ne pas travailler pour un parti ou pour des intérêts particuliers. «Je travaille pour vous», a-t-il dit, soulignant s'être battu contre la corruption dans les deux grands partis, contre les lobbyistes qui ont volé des tribus indiennes et contre les contrats frauduleux au Pentagone.
John McCain a promis de relancer le marché de l'emploi en réduisant les impôts, en contrôlant les dépenses et en ouvrant les marchés. Il a dit vouloir procéder à des forages de mer et de développer le charbon propre et les automobiles hybrides et électriques, le tout pour réduire la dépendance des Américains au pétrole importé.
En termes de sécurité nationale, il a condamné l'invasion de la Géorgie et a dit qu'il allait travailler à établir de bonnes relations avec la Russie pour éviter le retour de la Guerre froide. Il a recommandé d'envoyer des renforts en Irak et non de se résigner à une défaite.
Avant M. McCain, deux de ses plus proches alliés se sont succédé au micro, le sénateur de la Caroline du Sud, Lindsey Graham, et l'ancien gouverneur de la Pennsylvanie, Tom Ridge.
La conjointe du candidat à la présidence, Cindy McCain a pris la parole pour vanter son mari et présenter sa famille.
Mme McCain, en entrevue à l'émission Good Morning America, s'est dit contre certaines positions de Sarah Palin, que le Washington Post a qualifié de future Margaret Thatcher. Cette dernière s'est dit contre l'avortement dans les cas de viol ou d'inceste, ce à quoi Mme McCain ne souscrit pas.
(Sources: Le Devoir, l'Agence France-Presse, Reuters)
par Geneviève Allard
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