mardi 30 septembre 2008 à 17H27

Infrastructures routières: Julie Boulet se veut rassurante


Deux ans jour pour jour après l'effondrement du viaduc de la Concorde à Laval et face aux inquiétudes formulées par les ingénieurs gouvernementaux, la ministre des Transports Julie Boulet s'est voulue rassurante.

La ministre soutient ce mardi que les infrastructures routières du Québec sont sécuritaires. Elle rejette les allégations des ingénieurs du gouvernement, qui estiment ne pas être en mesure d'assurer la sécurité du public en raison du manque de personnel.

La ministre Boulet a rétorqué ce lundi à ces propos que son ministère a embauché plus d'ingénieurs et de spécialistes en sous-traitance et qu'elle avait toujours l'intention de créer une agence dédiée aux ponts et viaducs. Elle a également affirmé ce mardi qu'aucun compromis n'est fait sur la sécurité dans le réseau routier et que les mots d'ordre sont la vigilance, la rigueur, la transparence et la compétence.

Toujours ce mardi, l'ex-président de la Commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde, Pierre-Marc Johnson, a lui aussi réagi aux remarques des ingénieurs de l'État. L'ancien premier ministre péquiste soutient qu'il se serait plus inquiété si c'était l'Ordre des ingénieurs qui avait évoqué des problèmes de sécurité. De plus, Pierre-Marc Johnson a estimé que le gouvernement libéral de Jean Charest a bien géré le dossier des infrastructures routières et que presque toutes les recoommandations de son rapport avaient été mises en vigueur.

Rappelons que depuis le 30 septembre 2006, jour où le viaduc de la Concorde s'est effondré en tuant cinq personnes, Québec a pris en charge 4000 ponts autrefois sous responsabilité municipale. C'est donc dire que le ministère des Transports doit désormais surveiller 9000 ponts. De ce nombre, 2000 seraient en mauvais état et 63 sont fermés à la circulation.

Face à ces nouvelles réalités et à la tâche colossale à accomplir, Michel Gagnon, président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, estimait hier sur les ondes de Radio-Canada qu'il y a certaines craintes face au danger d'échapper un chantier. Les ingénieurs soutiennent que même si Québec a triplé le budget d'entretien des structures, le personnel, lui, est resté le même.

Source: Radio-Canada, La Presse Canadienne


par Olivier Caron




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