lundi 8 septembre 2008 à 11H09

Fusillades dans les écoles: une professeure de l'UQÀM veut agir


Après Columbine, Virginia Tech et Dawson, et près de cent fusillades en milieu scolaire, les écoles sont toujours mal outillées pour prévenir ces élans de violence. Une professeure de l'UQÀM a organisé un groupe de chercheurs internationaux pour tenter de corriger le tir.

Camelia Dumitriu voudrait que d'ici quelques mois un plan d'action soit implanté dans toutes les écoles du Québec pour la prochaine rentrée. Elle voudrait notamment un guide pour faciliter l'identification des personnes qui pourraient commettre de tels crimes et offrir des idées pour renforcer la sécurité. Le groupe de rechercher prévoit aussi produire une série de conseils à suivre pendant et après une telle tragédie.

Dans son équipe, Mme Dumitriu a recruté des universitaires américains, européens et australiens qui vont étudier neuf tragédies qui ont eu lieu au cours de la dernière décennie sur quatre continents.

Déjà, il semblerait possible de dire que ces tragédies auraient pu être évitées. Par exemple, en 2007, l'auteur d'une fusillade en Finlande n'a pas été intercepté même s'il avait mis une vidéo sur YouTube, plusieurs heures avant de commettre l'irréparable, où il parlait de ces desseins.

Qui plus est, celui qui a tué neuf personnes avait un caractère violent et avait remis des lettres des menaces à plusieurs personnes avant la fusillade.

Mme Dumitriu croit que la sensibilisation est au cœur de la solution, surtout pour changer les mentalités qui persistent à croire que les écoles sont sécuritaires et qu'il n'y a personne à qui parler lorsqu'on a des soupçons.

(Source: La Presse)


par Geneviève Allard




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