Selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), la signature d'une entente avec la France sur la mobilité des travailleurs aggravera la pénurie d'infirmières au Québec.
Ce seraient surtout les Québécoises qui seraient tentées par l'expérience française, surtout que les salaires sont meilleurs là -bas.
Au moins 300 infirmières quitteraient pour la France chaque année pour travailler temporairement, ou de manière permanente, estime la FIQ.
Le Québec, lui, attirerait à peine 50 infirmières françaises par année, lors du Salon de l'emploi de Paris.
L'entente, qui vise à faciliter l'établissement des travailleurs québécois en France et vice-versa, devrait être signée à la veille du douzième Sommet de la francophonie, le 16 octobre.
La FIQ craint que l'entente ne vienne empirer la situation, considérant qu'il y a déjà un accord entre l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et son pendant français, et que déjà plus d'infirmières quittent pour la France que l'inverse.
Le Collège des Médecins dit ne pas appréhender un exode à la suite d'une telle entente, la pénurie affectant autant la France que le Québec et les salaires et les conditions n'étaient pas meilleures ou pires à un endroit ou l'autre.
Il y a 480 000 infirmières en France et un manque à gagner de 15 000 postes. Le salaire peut aller jusqu'à 72 000$ canadiens. Au Québec, on emploie 70 000 infirmières et il y a 2 000 postes à combler. Le salaire va jusqu'à 60 320$ canadiens.
(Source: Journal de Montréal)
par Geneviève Allard
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