En échangeant leurs prisonniers mardi, Moscou et Tbilissi ont fait preuve d'assouplissement, mais rien n'est certain en ce qui concerne un retrait militaire russe de Georgie à laquelle l'OTAN devrait réaffirmer son appui. L'organisation se réunit d'ailleurs d'urgence à Bruxelles.
Des hélicoptères avec des prisonniers géorgiens sont arrivés du côté russe, et des militaires russes ont été vus posant des blocs de béton autour des points de contrôles, comme s'ils voulaient renforcer leurs positions sur la route d'Igoïeti à Gori, ville qui relaie l'est et l'ouest de la Géorgie.
En Géorgie occidentale, il y aurait des mouvements de convois militaires qui vont et viennent entre la base géorgienne occupée de Teklati, à l'ouest, et le territoire séparatiste d'Abkhazie.
Le gouvernement géorgien soutient qu'aucun signe de retrait n'était visible mardi en Géorgie, et ce, même si Moscou a promis de le faire.
Le représentant russe auprès de l'OTAN a réaffirmé que le retrait était commencé et que cela prendrait quelques jours. Il a ajouté que des soldats de la paix russes allaient demeurer en Ossétie du Sud.
Les 26 ministres des affaires étrangères des 26 pays de l'OTAN, convoqués à la demande de Washington, ont tous affirmé leur soutien à la Géorgie, ce qui pourrait nuire aux relations avec Moscou. Moscou a d'ailleurs mis en garde l'OTAN, parlant de problèmes de coopération si jamais l'OTAN tentait de protéger la Géorgie. La Russie fait ici référence à l'aide russe en Afghanistan, les possibilités de transit aérien et la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération.
Le conseil permanent de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se réunit à Vienne encore une fois pour déterminer s'il faut envoyer d'autres observateurs militaires en Géorgie. Le ministre des Affaires étrangères, qui assure la présidence de l'OSCE, a parlé d'un accord possible pour envoyer 20 observateurs.
(Source: Agence France-Presse)
par Geneviève Allard
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