Cypress
Hill
Après 15 ans d’histoire et plus de 15 millions d’albums
vendus à travers le monde, Cypress Hill nous revient avec
un nouveau cd, « Till death do us part ». Lancé
au mois de mars dernier, cet opus se veut un résumé
de la carrière du groupe et contient ce qui a toujours fait
son succès : du rock, du reggae, des beats latins, le tout
enrobé de bon vieux hip-hop.
G:Vous en êtes à votre troisième visite à
Montréal ?
Bobo: Oui, Montréal est une belle ville, nous avons toujours
été très bien acceptés par la foule
et c’est toujours bien de venir dans une ville où on
reconnaît ta musique.
G: Après 15 ans de carrière ensemble et 7 albums
studio de produits, comment faites-vous pour vous réinventer?
Bobo: Nous essayons de trouver différents environnements
pour laisser libre cours à notre créativité
sans dupliquer ce qu’on a fait sur l’album précédent.
Il y a toujours une autre avenue à explorer pour rester original
et garder le vibe Cypress Hill.
G: Qu’est-ce que vous essayez d’éviter losque
vous entrez en période de production pour un futur album?
Sean dog: Les gens qui nous disent quoi faire! (rires) Beaucoup
de personnes vont nous dire « vous devriez faire ci ou ça
», mais tout ça doit venir du coeur. Nous ne portons
pas vraiment attention aux opinions externes. Je pense que si nous
restons qui nous sommes et ce que nous avons été en
même temps sans avoir peur d’explorer d’autres
avenues musicales, on arrive quand même à de bons résultats.
G: Quel est ce nouveau son que vous recherchiez ?
Bobo: Sur cet album on voulait du ska, du reggae, ce genre de vibe,
tu vois On voulait un peu de rock aussi, mais pas autant qu’auparavant.
G: Vous ne vous êtes jamais cachés d’être
en faveur de la marijuana. Avec la perspective de la quarantaine
qui approche, pensez-vous que ça prendra autant de place
qu’avant au sein du groupe?
Sean: Bien sûr, Cypress Hill sera toujours en faveur de la
légalisation du cannabis. Même si je n’en fume
pas autant que lorsque j’avais 25 ans, je crois aux vertus
qui proviennent du cannabis, surtout pour les personnes souffrant
de maladies.
G: Ça n’a jamais causé de problème avec
votre compagnie de disques Sony?
Bobo: Pas du tout parce qu’ils comprennent notre point de
vue. De toute façon, on n’a pas besoin de mettre l’emphase
là-dessus tout le temps, car les gens savent déjà.
Ça fait pas moins d’un an que j’ai arrêté
de fumer, mais je supporte toujours les bonnes choses qui peuvent
en ressortir.
G : Que pensez-vous de ce qu’est devenu le rap game avec
le bling bling, les souliers, les labels et la commercialisation
du mouvement?
Bobo : La game est devenue très matérialiste. De nos
jours, on rap plus à propos de l`argent et des femmes. Il
n`y a plus de groupes consciencieux qui parlent d’élévation
de la culture. Cependant, ça commence à revenir avec
des Mcs comme Mos Def et Common. Mais pour la plupart, ce n’est
que du glamour rap.
Sean dog : Ça fait partie du tout quand même et ça
amène de la variété. Il y a plusieurs facettes
: le hip-hop underground, le conscious hip-hop et le flashy hip-hop.
Le mouvement a beaucoup grandi et aujourd’hui, il fait partie
de la culture musicale. Certains préfèrent ce qui
joue dans les clubs et d’autres, l’underground.
Lorsqu’ils sont sur la route ou quand ils veulent se détendre,
Bobo et Sean dog relaxent avec leur I-Pod en écoutant beaucoup
de hip-hop, de jazz, de la musique latine, du rock classique et
du blues. Bref, ils écoutent un peu de tout, en partant du
dernier Jay Z jusqu’à Led Zepplin.
Notez également que vous pourrez trouver
leurs commentaires à propos de leur visite à Montréal,
en juin dernier, alors qu’ils étaient de passage au
centre-ville de Montréal en allant sur leur site www.cypresshill.com.
Goofy Welldone. INFLUENCE
goofy@influencemag.ca
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