Les Jeux olympiques de Pékin auront eu un effet positif jusque dans le développement de la technologie automobile électrique: la Société électrique de Chine, qui a reçu le mandat d'installer et de gérer l'infrastructure permettant d'opérer 55 autobus et plus de quatre cents véhicules électriques durant les JO, compte élargir son réseau afin de couvrir les villes de Pékin, Shanghai et Tianjin, entre autres, afin d'offrir des bornes de chargement pour voitures électriques à une population équivalente à celle du Canada en entier.
Les véhicules électriques utilisés durant les Jeux olympiques ont servi à transporter les athlètes, bénévoles et autres personnes impliquées dans le déroulement des jeux. Une fois ceux-ci terminés, on aurait pu tout renvoyer au placard, mais il semble bien que c'est le contraire qui se produira, lit-on dans l'article d'AutoblogGreen sur la question. Il ne reste que quelques détails à régler avec l'administration centrale pour que les opérations de la société énergétique nationale déploie un réseau de bornes de chargement à la grandeur du pays (ce qui prendra nécessairement du temps, on s'en doute).
N'empêche. Cette initiative donnera un sérieux coup de pouce aux constructeurs locaux qui prévoient produire des véhicules à moteur strictement électrique. Ils sont quelques-uns, d'ailleurs. ABG mentionne BYD Auto, qui a déjà annoncé son intention de produire la voiture à motorisation hybride la plus abordable au monde, coûtant environ 10 000 dollars. On peut ajouter à cela une hybride de Chery (partenaire de Chrysler dans d'autres projets) et une autre de Geely, le second constructeur (avec Chery) que plusieurs pensent voir débarquer en Amérique du Nord d'ici quelques années.
Au total, dès l'an prochain, on s'attend à ce que plus d'une trentaine de modèles de voitures hybrides ou électriques différents soient vendues en Chine, à un prix de détail pouvant aller jusqu'à 40 000 dollars pièce (ce que peu de Chinois peuvent se permettre). D'aucuns estiment que ces petite voitures abordables Made in China pourront facilement être importées chez nous, mais ici, au Blogue Auto, on en doute. Pour les avoir vues de près, ces fameuses voitures chinoises, on ne peut que lever le sourcil devant un assemblage approximatif, un choix de matériaux plus qu'étrange (vous avez déjà vu des disques de frein en carton? Nous, oui) et, conséquemment, une cote de sécurité qui ne passera jamais les normes nord-américaines.
Mais si ça prend la Chine, un marché de cinq millions de véhicules neufs par an, pour stimuler le développement de la voiture électrique, soit. Hydro-Québec n'aura qu'à aller chercher des ingénieurs là-bas pour apprendre comment vendre davantage d'électricité en instaurant un réseau de stations de recharge pour voitures électriques...
Source: AutoblogGreen
par Alain McKenna