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lundi 15 juin 2009 à 16H56

Les prêts à des proches peuvent devenir une source de tensions


Lorsqu'un parent ou un ami vous demande de lui prêter de l'argent, vous souhaitez l'aider, c'est normal et vous ne faites pas exception. Un sondage récent du Groupe Investors révèle que six Canadiens sur dix (64 pour cent) ont prêté ou emprunté plus de 500 $ à des proches.

Toutefois, votre bonne action pourrait vous causer un grand stress et envenimer la relation que vous entretenez avec la personne qui vous emprunte de l'argent. Vous pourriez aussi y perdre une somme considérable.

Plus du quart des répondants (26 pour cent) ont déclaré que les prêts à des proches n'avaient pas été remboursés en totalité. Le tiers (31 pour cent) des prêteurs se sont sentis poussés à prêter, et la majorité de ceux qui ont subi une grande pression (54 pour cent) n'ont jamais été remboursés.

La plupart des prêts entre proches sont de montants moyens : les deux tiers (67 pour cent) se situent entre 500 $ et 5 000 $ et 14 pour cent, entre 5 000 $ et 10 000 $. Quinze pour cent des prêts dépassent les 10 000 $.

À la fois pour les prêteurs et les emprunteurs, les principales raisons du prêt sont les urgences financières (25 pour cent), les gros achats (15 pour cent), les études (13 pour cent) et les versements initiaux sur une propriété (11 pour cent). Il y a également des priorités moindres telles que les rénovations (7 pour cent), la création d'une entreprise (5 pour cent), les vacances (5 pour cent) ou d'autres grands événements (3 pour cent).

Et nous en venons à l'essentiel : d'après le sondage, plus de huit Canadiens sur dix (83 pour cent), ayant prêté ou emprunté des fonds d'un proche, l'ont fait sans signer d'entente.
Il ne faut jamais faire cela. Il est certain qu'il peut être gênant de faire d'une demande de prêt informelle un contrat « d'affaires » formel. Toutefois, les prêts à des êtres chers ne devraient pas vous empêcher d'exiger des conditions précises ou une entente de remboursement. Et vous pourriez même ainsi réduire les mésententes éventuelles et les différends qui perdurent. En signant une entente formelle pour un prêt personnel, vous éviterez les problèmes.

Si vous n'arrivez tout simplement pas à exiger une entente écrite, demandez de l'aide. Votre conseiller professionnel peut vous soutenir d'une façon qui ne nuira pas à votre relation. Votre conseiller pourrait aussi vous aider à évaluer de quelle façon ce prêt aura des répercussions sur vos objectifs financiers personnels.

*Au total, 2002 adultes canadiens ont répondu au sondage réalisé au moyen du panel eVox de Harris/Décima, entre le 18 et le 24 septembre 2008. Les données sont pondérées pour prendre en compte les répartitions selon l'âge et le sexe de la population de chaque région selon les données du recensement de 2006.

Cette chronique, rédigée et publiée par Services Financiers Groupe Investors Inc. (au Québec, cabinet de services financiers), contient des renseignements de nature générale seulement; son but n'est pas d'inciter le lecteur à acheter ou à vendre des produits de placement. Adressez-vous à un conseiller financier pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle. Pour de plus amples renseignements sur ce sujet, veuillez communiquer avec votre conseiller du Groupe Investors.


par Jacques Brouillard







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