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lundi 3 novembre 2008 à 16H40

Une résidence secondaire aux États-Unis?


hypothek.gifLes prix de l'immobilier aux États-Unis continuent leur glissade. Le huard est assez fort. Vos finances sont en bonne santé. Et vous vous surprenez à magasiner des résidences secondaires sous le chaud soleil de la Floride ou au pied des pentes enneigées du Colorado.

Vous n'êtes pas seul : actuellement, aux États-Unis, 11 % des acheteurs de résidences étrangers sont des Canadiens[*], et ce pourcentage devrait augmenter puisque la force du dollar canadien rend les biens immobiliers américains encore plus accessibles aux acheteurs canadiens.

Si vous êtes à la recherche d'une résidence secondaire aux États-Unis, il y a toutes sortes de facteurs, à part le prix, dont il faut tenir compte avant de prendre une décision.

· Santé et style de vie - Vous devez tenir compte de vos besoins en matière de soins de santé, de médication et de soins à domicile. Et n'oubliez pas non plus les besoins de vos animaux domestiques.

· Différences juridiques - Aux États-Unis, les prêts hypothécaires sont structurés différemment et pourraient être plus difficiles à obtenir ou être sujets à des restrictions plus drastiques, crise des prêts à risque oblige. En outre, les impôts sur les dons et les successions, de même que l'homologation, sont différents au sud du 49e parallèle.

· Fluctuations des devises - Si vous gagnez la plupart de vos revenus au pays et que le dollar canadien reste fort, vos frais de propriété et de séjour seront peu élevés. Mais si le huard perd de l'altitude, le coût de la vie et les mensualités pour le prêt en dollars américains se mettront à grimper.

· Implications fiscales - Si vous êtes titulaire d'une carte verte et résidez aux États-Unis pendant plus de 182 jours dans l'année en cours, ou avez accumulé plus de 182 jours selon une combinaison de l'année en cours, du tiers de la dernière année et du sixième de l'avant-dernière année, vous devrez produire une déclaration de revenus aux États-Unis.

· Louer sa propriété - Si vous louez votre résidence lorsque vous ne l'utilisez pas, vous devrez produire des déclarations de revenus aux États-Unis et payer une retenue d'impôt de 30 % sur le revenu de location.

· Vendre sa propriété - Lorsque vous vendez une propriété aux États-Unis, vous devrez composer avec l'Agence du revenu du Canada (ARC), l'Internal Revenue Service (IRS) des États-Unis, et peut-être le fisc de l'État où votre propriété est située. Et peu importe si vous la vendez à profit ou à perte, vous devez déclarer la transaction dans une déclaration de revenus américaine.

La totalité d'un gain en capital est imposable aux États-Unis, et tout gain ou perte en capital consécutif à une vente doit également être déclaré aux autorités fiscales canadiennes. Si votre propriété aux États-Unis est vendue pour plus de 300 000 $, l'IRS perçoit une retenue d'impôt à hauteur de 10 % du montant brut de la vente.

Évidemment, cette liste n'est pas exhaustive, et avant de signer quoi que ce soit, nous vous recommandons de consulter un conseiller professionnel qui connaît bien les tenants et aboutissants de l'achat d'une propriété chez nos voisins du Sud.

[*] National Association of Realtors, Profile of International Home Buying Activity in 2006-2007

Cette chronique, rédigée et publiée par Services Financiers Groupe Investors Inc. (au Québec, cabinet de services financiers), contient des renseignements de nature générale seulement; son but n'est pas d'inciter le lecteur à acheter ou à vendre des produits de placement.

Adressez-vous à un conseiller financier pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle. Pour de plus amples renseignements sur ce sujet, veuillez communiquer avec votre conseiller du Groupe Investors.


par Jacques Brouillard



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • img_5
    pierre a dit le 30 mars 2009 Signaler ce commentaire

    À l'aube de la retraite, nous avons l'intention de nous procurer une résidence au États-Unis. Nous avons une question à propos des 182 jours. Si au bout des 182 jours, on revient au Canada, combien de temps devons-nous rester ici avant de repartir pour un autre 182 jours.
    merci,





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