Publié le 11 février à 10h43
Le site Internet Capazoo, créé par des Montréalais, serait au cœur d’un litige judiciaire, selon La Presse.
Au cœur du tourbillon, les deux frères Michel et Luc Verville, qui sont les deux principaux actionnaires. Ils se disputeraient le contrôle de Capazoo, a indiqué le quotidien montréalais. Michel Verville détiendrait 82 % des parts de l’entreprise et son frère Luc, 16 %. Cependant, depuis le lancement du site l’automne dernier, Michel Verville, l’idéateur derrière Capazoo, affirme que son frère ainsi que la conjointe de celui-ci font tout pour l’écarter de l’entreprise. Son frère lui aurait même proféré des menaces de morts. Michel Verville a demandé à la Cour supérieure d’intervenir dans une requête déposée le 29 janvier dernier devant les tribunaux. Capazoo ressemble au site de réseautage social Facebook, à la différence qu’il est possible pour les abonnés de se voir redistribuer une partie des profits de l’entreprise, à condition d’avoir un compte payant. Michel Verville traîne un casier judiciaire pour fraude au criminel depuis 1997 alors qu’il était entrepreneur en construction. Son frère Luc l’aurait sommé de se faire plus discret dans l’entreprise, car son dossier aurait été inscrit dans les documents de la Securities and Exchange Commission des États-Unis lors d’une éventuelle inscription à la Bourse. Michel Verville aurait accepté de démissionner du poste de président d’entreprise en octobre dernier, mais n’aurait pas digéré de se faire remercier par le conseil d’administration du poste de producteur exécutif en octobre dernier. Michel Verville a demandé à la Cour d’agir rapidement. Capazoo serait au bord du gouffre. L’entreprise aurait coupé le tiers de ses effectifs, soit 50 postes, et aurait besoin de nouveaux capitaux, rapporte La Presse d’aujourd’hui. Capazoo compte une cinquantaine d’actionnaires, dont Paul Delage Roberge, ainsi que plusieurs athlètes du monde du hockey, et du football tels que l’ex-hockeyeur Darryl Shannon et l’ancien footballeur Grant Carter, qui ont aussi pour mandat de recruter de nouveaux investisseurs. Ces deux derniers, aussi membres du conseil d’administration de Capazoo, sont accusés par Verville de détournements de fonds d’investissements avec le paiement des commissions (Capazoo verse 10 $ de commissions à ceux qui recueillent des fonds des investisseurs). Pour l’instant, les accusations de Michel Verville n’ont pas été prouvées en cour.