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Symantec : les entreprises canadiennes ne prennent pas la loi C-SOX sérieusement

Publié le 13 mars à 10h34

Un sondage commandé par Symantec et mené par Info-Tech Research Group a révélé que seulement 10 % des dirigeants croient que les entreprises canadiennes sont totalement prêtes à se conformer aux exigences prévues à la Loi 198.

   En outre, seulement 67 % des dirigeants ayant participé au sondage disent jouer un rôle clairement défini pour assurer la conformité de leur entreprise aux exigences de la loi. Enfin, 45 % des dirigeants estiment que la Loi 198 est inutile.

   La Loi 198 de l'Ontario et les lois similaires des autres provinces ont été adoptées en vue de créer un cadre financier semblable à celui prévu par la loi Sarbanes-Oxley, aux Etats-Unis. Connues au Canada sous l'appellation

   "C-SOX", ces lois exigent que les sociétés ouvertes dévoilent les mesures qu'elles auront adoptées pour tester la sécurité de leurs systèmes financiers internes et les entretenir avant de mettre leur programme en oeuvre au cours de l'année 2007.

   Le sondage Symantec a été mené pendant les mois précédant et suivant immédiatement la date limite du 31 décembre 2006. Les entreprises devaient en effet dévoiler à cette date les mesures de protection des investisseurs qu'elles entendent mettre en oeuvre en 2007. Malgré cette échéance, de lourdes amendes et l'esprit de la loi, plus de la moitié des répondants (55 %) de l'ensemble du Canada ont déclaré que leur entreprise, au mieux, "respecte la plupart des exigences, mais pas toutes."

   Une tranche de 35 % des répondants a indiqué que leur entreprise ne respectait que partiellement les exigences.

   Parallèlement, 63 % des répondants ont admis que leur entreprise avait dépensé moins d'un demi de 1 % de ses produits d'exploitation pour respecter les exigences de C-SOX; un cinquième de ces entreprises n'a rien dépensé.

   De plus, 54 % des hauts dirigeants ne savaient pas comment leur entreprise allait respecter ces exigences et près du tiers (31 %) a indiqué que leur entreprise n'adopterait pas les logiciels permettant d'automatiser ces mesures de respect des exigences malgré les avantages commerciaux rattachés à une telle automatisation.

   Sur le plan régional, c'est au Québec que se trouve le plus grand nombre de répondants (52 %) qui estime que les entreprises canadiennes n'ont pas pris suffisamment de mesures pour se préparer à la date limite du 31 décembre, alors que ce sont les dirigeants ontariens qui étaient les plus optimistes.

   En effet, seulement 28 % d'entre eux estiment que les entreprises ne respecteront pas la date limite.


Liens :
-Symantec (Ang)

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