Un grand vent de fraîcheur souffle sur iWeb depuis six mois. L'hébergeur web montréalais s'est lancé dans l'aventure infonuagique en octobre avec le lancement des serveurs Smart, en plus d'avoir encore gravi cette année quelques échelons du Branham300, le classement des 250 meilleures entreprises canadiennes dans le secteur des TIC.
Entrée dans le classement en 2006, l'entreprise est passée de la 241e place à la 120e place en 2011. Dans un communiqué publié la semaine passée, le pdg d'iWeb Eric Chouinard indiquait que «la croissance de 26% d'iWeb en 2010 se comparait très favorablement au taux de croissance moyenne de 4% des entreprises figurant sur l'édition 2011 du classement».
iWeb a commencé ses activités en 1996 avec un centre de données. Aujourd'hui, l'entreprise en compte quatre. Au total, ce sont 35 000 serveurs qui sont répartis dans la grande région de Montréal et qui servent à une clientèle aux quatre coins du monde.
Le marché américain est toutefois le plus exploité, signale Olivier Legault, directeur marketing chez iWeb. Environ 50% des clients sont aux États-Unis. La traduction de leur site en espagnol a aussi permis d'attirer une nouvelle clientèle en Amérique latine et M. Chouinard a entamé des démarches en Chine en vue de pénétrer ce marché, raconte-t-il.
Il y a six mois, iWeb a lancé les serveurs Smart, des serveurs dédiés avec une couche de virtualisation. L'avantage pour le client est de disposer d'un serveur en un temps record. Un serveur Smart peut être déployé en deux heures, contre 24 à 48 heures pour un serveur classique. Il n'y a pas besoin d'intervention manuelle, explique M. Legault. De plus, il offre une meilleure gestion au client qui, grâce au centre de contrôle, peut lui-même procéder à une fermeture du serveur ou encore à une migration vers un plus gros serveur.
Le commencement de cette ère infonuagique s'est accompagné au début du mois d'un changement d'image corporative. Les nouveaux logo et slogan - «des serveurs ingénieusement dédiés» - doivent souligner la nouvelle stratégie de l'entreprise, en plus de rajeunir son image.
par Marie-Noëlle Reyntjens