D'ici fin 2011, Gamerizon espère voir ses jeux mobiles figurer parmi les marques les plus connues au monde. «Ce n'est pas utopique», souligne Alex Sakiz, le président et pdg de la start-up, dont la franchise Chop Chop vient tout juste de franchir les 8 millions de téléchargements sur l'App Store.
Le petit éditeur de jeux montréalais a fait du chemin depuis qu'il a lancé son premier jeu casual en 2009. L'équipe de trois employés avait mis plus d'un an à développer le jeu PC Quantz, qui est ensuite sorti en version mobile. «C'est typique de l'ancienne génération», dit M. Sakiz. Selon lui, il faut des temps de développement plus courts pour des jeux casual. De cette constatation est né le premier jeu Chop Chop en février 2010.
Depuis, cinq autres jeux sont sortis sous la même franchise et trois autres sortiront d'ici le mois de mars. Gamerizon, qui compte aujourd'hui 13 employés, a l'intention de lancer trois nouveaux jeux par trimestre cette année, voire plus.
La force des jeux Chop Chop se trouve dans sa télématique, son style graphique et le fait qu'il se joue avec seulement un doigt sur l'écran, explique le pdg. Mais leur vrai point fort est qu'ils font partie d'une franchise, dit-il. Cela leur permet de s'ajuster plus facilement face à la concurrence sur l'App Store, «un écosystème complexe qu'il faut apprendre à comprendre», note M. Sakiz.
«Pour avoir du succès, il ne suffit pas de faire un bon jeu, poursuit-il. Avant tout, il faut être découvert et faire en sorte d'atteindre rapidement les rankings». Aujourd'hui, le pdg estime que Chop Chop figure parmi la vingtaine de noms les plus connus. D'ici douze mois, il s'attend à ce que sa marque arrive dans les dix premiers.
Les jeux Chop Chop seront aussi bientôt disponibles sur Android. Ils sont prêts, confirme M. Sakiz. Il ne reste plus qu'à trouver un «bon» partenaire commercial. Android se distingue dans le sens où des opérateurs comme Verizon, aux États-Unis, et Orange, en France, peuvent faire la promotion des jeux, ce qui n'est pas le cas pour les téléphones d'Apple qui fonctionnent uniquement avec l'App Store.
L'éditeur collabore par ailleurs avec plusieurs entreprises - dont il ne veut pas citer le nom -, qui désirent développer des applications mobiles. Pas forcément des jeux vidéo mais des applications «ludiques et addictives», que les consommateurs utiliseraient plusieurs fois par jour pendant quelques minutes. Les premières versions de ces applications sortiront au cours des six prochains mois.
Il y a deux ans, les fondateurs de Gamerizon, les frères Martin et Robert Lizée, disaient déjà viser gros. La start-up ne semble pas avoir changé son fusil d'épaule.
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par Marie-Noëlle Reyntjens