Open Text compte 500 millions d'utilisateurs. C'est autant que Facebook et les points communs avec le fameux réseau social américain ne s'arrêtent pas là . En effet, Open Text est souvent appelée «le Facebook des compagnies», nous dit le vice-président des ventes canadiennes, Louis Mousseau.
L'entreprise basée à Waterloo a entamé un genre de tournée mondiale pour se faire connaître du public et s'est arrêtée à Montréal jeudi passé, où elle possède d'ailleurs des bureaux. Le président exécutif et chef de la stratégie, Tom Jenkins, en a profité pour présenter son dernier livre «Managing Content in the Cloud», un véritable manuel pour les dirigeants d'entreprises qui s'intéressent à la gestion du contenu, la spécialité d'Open Text.
Le rôle de l'Ontarienne est de fournir des applications et des plateformes pour aider les compagnies à tirer le maximum du contenu qu'elles créent et qui transite entre ses employés. Open Text essaye en quelque sorte de structurer des données non structurées, sans toutefois les mettre dans un système rigide, souligne M. Jenkins, parce qu'elles doivent rester malléables pour les besoins futurs de l'entreprise.
Concrètement, Open Text offre toutes sortes de produits qui visent à améliorer le rendement d'une entreprise. Pour citer un exemple, elle propose une solution commune, sous forme d'applications web, pour les acteurs d'un projet en construction - responsables de projet, ingénieurs, architectes, entrepreneurs, fournisseurs - qui utilisent généralement des technologies disparates, spécifiques à leur domaine.
Si la gestion de contenu pour les entreprises (ECM) est sa spécialité, son produit le plus populaire est le réseau social professionnel. Open Text en a d'ailleurs conçu un pour le G20 de Toronto en juin dernier. La plateforme, qui continue à être utilisée dans le cadre des autres G20, permet aux délégations, aux médias et au public de communiquer entre eux dans différentes couches privées, semi-privées et publiques. Cela en toute sécurité, signale M. Jenkins.
Le courriel n'est qu'une simple transaction alors que le réseau social met en place un cadre de collaboration où les idées peuvent être échangées et mûrir, explique le vice-président réseau social, Anthony Gallo. Les entreprises qui ont tendance à bloquer Facebook, Twitter, YouTube, etc. devront se libérer de leurs craintes, remarque M. Gallo. «Les meilleures compagnies seront les meilleures bâtisseuses de communautés», dit-il.
Open Text est aujourd'hui une entreprise d'1 milliard $ qui compte près de 4000 employés. Elle est active en Amérique du Nord, mais aussi en Europe et en Asie d'où elle tire près de 50% de ses revenus. En avril dernier, elle a acquis l'entreprise montréalaise NStein, spécialisée en technologies sémantiques, ce qui la rend fin prête pour le web 3.0.
par Marie-Noëlle Reyntjens